lundi 31 décembre 2007

De l'écotone au trading

Nouveau look, nouveau thème.

"Trend is your friend" est mon nouveau Blog dédié au trading des marchés financiers exclusivement...

www.trendis-yourfriend.blogspot.com

En espérant vous lire très vite,

mardi 18 septembre 2007

Les politiques du pire

A l’heure où le prix du pétrole tutoie ses sommets historiques, où la diplomatie française pointe l’Iran comme une cible militaire réelle, où Alan Greenspan, ancien Président de la réserve fédérale américaine, publie ses mémoires et ses perspectives et où l’actuel Président de la réserve fédérale, Ben Bernanke, est en passe de communiquer ses solutions à la complexe équation politico-économico-financière américaine, tant le peuple français que Wall Street risquent de sévèrement déchanter.

Lorsque le Président français passait quelques journées estivales aux Etats-Unis, ce n'était pas pour « cueillir des fraises ». Si la problématique iranienne a trouvé à ce moment là un consensus franco-américain, c’est sans les français que cela s’est noué. Souvenez-vous du volet politique étrangère de la campagne électorale du Président français... Non, votre mémoire ne flanche pas, la question de l’Iran et du rapprochement franco-américain dans ce cadre n’a bien évidemment pas été évoqué…

Lorsque dans ses écrits, Alan Greenspan évoque d’importants et futurs risques inflationnistes qui sont de nature à justifier et à encourager la fermeté actuelle de Ben Bernanke quant au niveau des taux d’intérêts américains, c’est bien l’image du pompier pyromane qui me vient à l’esprit.

Dans un cas comme dans l’autre, les recettes de politiques du pire ont encore une fois été appliquées. Dans un cas comme dans l’autre, ces recettes faciles ont apporté succès personnel ou prospérité virtuelle à très court terme. Accès à la magistrature suprême pour l’un, boom de l’économie américaine financée par le reste du monde à l’actif de l’autre.

L’inconvénient des politiques du pire – qui est de taille – c’est leurs effets néfastes à moyen terme sur le plus grand nombre.
Le nouveau déficit démocratique crée par la position du Président français est une épine supplémentaire dans le pied d’institutions françaises inadaptées et à réformer.
Quant aux effets dramatiques et douloureux des « subprimes » - produits finis de la politique monétaire menée par A. Greenspan ces dernières années-, c’est naturellement les plus faibles qui auront à en souffrir ces prochaines années.

mercredi 12 septembre 2007

kiss cool second effect ?

Si le burger king size vendu pour une poignée de USD ou l'appetizer mexicain pas moins calorique qu'une fondue bien arrosée témoignent d'un avenir sanitaire bien incertain, les insidieux prêts immobiliers a amortissement négatif ou a intérêts différés distribues sans compter depuis plus de 5 années ne laissent quant a eux rien présager de radieux quant aux perspectives économiques américaines.

Du gros, du lourd, du super jumbo loans -bigger is better-, voila quelques ingrédients de la bulle d'irresponsabilité US désormais gonflée a bloc et sur le point d'éclater...
Bien entendu, comme on dit "il faut être deux pour danser le tango". Sans la captation de l'épargne du reste du monde, l'économie US n'aurait ni décroché dans ces proportions, ni cru a un tel rythme depuis 2002 ...
Le statut du dollar américain qui permet aux US de capter aujourd'hui encore près de 75% des capitaux mondiaux exportes aura finalement été une arme a double tranchant qui, lorsqu'elle n'est plus maitrisée, cause d'importants dégâts.

Il est toujours extrêmement difficile d'accepter un état de fait nouveau lorsqu'il est moins favorable qu'auparavant. Les ménages US vont devoir s'y résoudre sur fond de fin de crédit facile et de réduction de leur richesse nette.
Reste à savoir si la crise touchera aussi l'administration Bush dans l'accès aux financements étrangers dont elle est de plus en plus dépendante...? (deuxième effet kiss cool...)

jeudi 6 septembre 2007


Ces 10 prochains jours que je passerai en Californie me permettront d'apprécier l'état du marché immobilier US bien que cet Etat ne reflète pas l'immobilier US dans son ensemble... De retour le 18 septembre ...

samedi 1 septembre 2007

Les générations futures peuvent tout...

L’actualité montre aujourd’hui que les actions des prêteurs en dernier ressort ne suffisent pas à apaiser les craintes des marchés boursiers.
Dès lors, c’est l’Etat américain – via les contribuables infine – qui s’invite dans la crise des subprimes en annonçant des mesures de nature à atténuer les dégâts.

« L'agence gouvernementale du logement, la Federal Housing Administration (FHA), se portera garante des crédits immobiliers des ménages en difficulté afin qu'ils puissent se refinancer à de meilleures conditions et rester dans leur maison»,
« la FHA pourrait voler au secours de 80000 ménages jusqu'à la fin 2008. Un chiffre modeste comparé aux 179599 forclusions (dénonciation de l'hypothèque qui précède en général la saisie de la maison) uniquement en juillet" (selon le Temps)


G. Bush vient ainsi panser les plaies de quelques victimes de l’effondrement de cette pyramide de Ponzi institutionnalisée.

L’Etat vache à lait et restaurateur éphémère de confiance, c’est bien de cela dont il s’agit !

Les responsables n’auront pas à régler la note, les générations futures si, c’est si simple ainsi...

jeudi 30 août 2007

Finance et grand écran

Ci-après l'oeuvre de "Dennisto", gourou du forum CAC40 chez Boursorama...
+++LES FAISEURS DE WALL STREET+++
Redford et Newman relégué,
Les monstres sacrés de la comédie ne sont plus a Hollywood, mais a new york.Reussir a vendre une baisse de 2.10% suivi d’une hausse de 1.90% en 24H, et ce a toutes la planète financière, mérite au moins un Oscar, il est des talents mal reconnus ici bas.
Dans le même registre, voir la parité $/yen, passer de -1.29% a +1.58% en 24H chrono, relève également d’une maestria a faire pâlir Eddy Murphy.
Injecter plus de 300 milliards de $ pour couvrir une crise du « subprime » dont le montant « reconnu » serait de l’ordre de 100 a 150milliards de $, relève également d’une méthode de calcul a faire blêmir le grand Blaise Pascal.
Mais aux us tout est possible, ils nous ont vendu depuis 5 ans, une soi disante croissance solide, avec une consommation robuste comme support, alors que les salaires aux US ont au mieux stagnés dans le même temps.
Voila bien encore de quoi faire palier d’envie tous les gestionnaires du mondeDe toute façon il ne faut pas jalouser ceux que la nature a privilégié, retrouver au milieu des cendres et des poutres en acier fondu un passeport en papier, relègue le film culte fahrenheit 751 au rang de conte pour enfants.
Excusez la fin de liste car je pourrais continuer a perte de vue, mais comme disent les anciens , ont ne fait pas boire un âne qui n’as pas soif.
Cordialement denissto

mardi 28 août 2007

Quand le rêve se transforme en cauchemar américain

Loin de moi l'idée de jouer les cassandres, mais l’évolution de la situation de l’économie américaine ne laisse rien envisager de bon dans un futur proche et plus éloigné également.

Aujourd’hui, l’indicateur de la confiance des consommateurs américains s’est de nouveau inscrit en baisse alors qu’un institut américain annonçait dans le même temps une baisse des prix de l’immobilier américain de 3.2% entre juin 2006 et juin 2007. Les 10 plus grandes villes américaines affichant une baisse moyenne supérieure à 4% sur un an glissant.

Lorsque l’on sait que la consommation (donc les ménages) est le moteur de croissance américaine – elle y contribue pour les 2/3 – et que la croissance des prix de l’immobilier l’a alimenté au cours de ces 5 à 7 dernières années via un effet de richesse – les gens se sentent plus riches parce que les prix de leurs biens immobiliers augmentent, ce qui les poussent à consommer – il ne faut pas être économiste pour comprendre que la marche arrière est désormais enclenchée.

Avec des taux d’épargne négatifs, des actifs qui perdent de la valeur – immobilier et actions en baisse– et des engagements qui s’accroissent – activation des effets pervers (pour être diplomatique) des fameux subprimes...LES VERITABLES ARMES DE DESTRUCTION MASSIVE -, les ménages américains – bien entendu les plus populaires - sont bien les dindons de la farce.

On leur a prêté les attributs d’alchimistes des temps modernes.
On leur a fait croire que la pierre se changeait en or via la planche à billet.
On les a bercé d’illusion à dessein en invoquant le rêve américain.
On a organisé leur perte en travestissant les concepts d’investissement et de risque.
On a prêté délibérément à des fins clairement spéculatives.
Pis, on a institutionnalisé la pyramide de Ponzi.

Le processus est enclenché et rien n’y changera. Preuve en est l’impuissance de la FED (voir billet précédant) qui n’a pas abaissé les taux afin de soulager les porteurs de subprimes…
Pour la FED, baisser les taux reviendrait de facto à remplir le réservoir d’un moteur dont une bielle a coulé…pisser dans un violon autrement dit….

jeudi 23 août 2007

"...vendre au son du violon"


Alors que la crise des "subprimes" et ses probables répercussions sur l'économie réelle ébranlaient les marchés depuis bientôt un mois, le rebond venu de Wall Street le jeudi 17 août en milieu de séance a enrayé la machine baissière infernale.
Depuis les plus bas atteints ce jeudi, les marchés rebondissent nettement et, avec eux, le yen recule à nouveau.

Si la météorologie permet d'anticiper les intempéries dans l'immense majorité des cas - l'horaire de passage de l'œil du cyclone est déterminé par les prévisionnistes et le retour au beau fixe également - , il en est autrement en finance : avec bien souvent autant d'experts que d'avis, les horaires avancées pour le passage de l'œil se révèlent erronées.

Si l'incertitude est une des principales composantes de la bourse, les dictons permettent d'expliquer - quasiment toujours après coup - ou plutôt légitimer les comportements des intervenants. Ils permettent également de montrer aux petits-porteurs que la Bourse "c'est pas si compliqué que çà".

" Acheter au son du canon et vendre au son du violon" voilà un dicton souvent utilisé et si pratique pour expliquer après coup le comportement des marchés.
Dans le cas d'espèce, le dicton se vérifie : alors que tout le monde criait au krach, que les bourses enfonçaient leurs plus bas annuels et que le pessimisme des intervenants contaminait l'ensemble du marché, les bourses sont reparties sans raisons apparentes…

Aujourd'hui, la presse se fait l'écho des soi-disant "bonnes affaires qui font suite à la baisse des bourses" … Vendre au son du violon prend alors tout son sens…

lundi 20 août 2007

Editorial du "Temps" du 20 aout 2007

Copy paste de l'éditorial du "Temps" de ce jour tant l'argumentaire me semble pertinent. Une question très juste est posée : la croissance économique américaine des dernières années aurait-elle été si forte sans explosion de l'endettement...


Qui empêchera les banques de perdre?
Editorial.


Myret ZakiLundi 20 août 2007

Alors que le «nouvel ordre financier mondial» devait subir son premier test avec l'éclatement de la bulle du crédit, il devient clair... qu'il n'aura pas à subir de test.
Les autorités monétaires ont certes pour mission d'intervenir en cas de menace de paralysie d'un système à court de liquidités.
Mais, ces derniers jours, la banque centrale américaine a surtout agi préventivement, avec un empressement sans précédent, accourant à chaque hoquet de la bourse. Et la Fed se soumettra probablement à la volonté des marchés et abaissera son taux d'intérêt d'ici au 18 septembre, voire avant.

On assiste donc à une prise en charge par la collectivité de pertes privées, en l'absence même de faillites majeures ou de crise systémique. Le système est autorisé à réaliser des gains, mais la prise de risque inconsidérée n'est censée rien coûter. Cette politique interventionniste n'a qu'une réponse illusoire à offrir: ajouter des liquidités à un système malade d'un excès prolongé de liquidités (2001-2005). En réalité, la Fed n'a jamais été aussi impuissante.

Des pertes, les banques et les fonds d'investissement en essuieront. Des licenciements, des liquidations de fonds d'investissement, des ventes de divisions de banque, il y en aura. Et si l'économie finit par s'en ressentir, la récession saura contourner les banques centrales. Elles ne peuvent sauver les banques du retrait des investisseurs, ni gracier l'économie de l'impact des débâcles financières, ni éviter aux opérateurs financiers les clignotants rouges quand le marché se retourne, ni empêcher le rendement de se métamorphoser en risque. Elles peuvent seulement tenter de faire oublier un tabou: que la croissance américaine n'est plus possible sans endettement et levier financier.

Cette sourde vérité met la Fed dans une situation impossible: quand l'argent facile a généré une croissance euphorique (2003-2006), elle n'a pu relever ses taux bien longtemps. Car l'énorme marché du surendettement qui avait proliféré entre-temps n'a pu le supporter et s'est alors dégradé au point de menacer l'économie.

La Fed se trouve en réalité obligée de maintenir la bulle de dette sous perfusion, en conservant en permanence une politique de taux accommodante. Or celle-ci est incompatible avec la croissance économique, génératrice de tensions inflationnistes.

Ce chantage de la dette pervertit l'ensemble. Si chaque Américain, sans même épargner, dépensait vraiment à hauteur de ce qu'il gagnait, la croissance serait-elle ce qu'elle est? Le jeu est si faussé...

jeudi 16 août 2007

Scénario à envisager ?

DOW JONES -8% /JUIN 2007

CAC40 -15% / JUIN 2007

FTSE -12% / JUIN 2007


Il apparaît que la myriade d'emprunts contractés en Yen par les investisseurs internationaux depuis plusieurs années est actuellement remboursée, ce qui assèche d'autant plus les marchés financiers américain et européen : les actifs sont liquidés afin de rembourser ces emprunts qui procuraient - et qui ont alimenté la hausse continue du marché des actifs - de magnifiques rendements.


C'est bien un cercle vicieux qui s'installe: remboursement des emprunts en Yen = retrait d'actifs sur les marchés européens et américains = baisse du USD et Euro face au YEN = accélération des remboursements = accélération de la chute de l'euro et du USD face au Yen, etc.


Que va faire la réseve fédérale américaine?

La FED ne peut à mon sens pas baisser significativement ses taux : le dollar chuterait encore plus gravement du fait du retrait des investisseurs étrangers des trésoreries US notamment... il y a un tas de choses à financer comme la guerre par exemple. Les US sont bloqués, c'est à mon sens la raison majeure pour laquelle les taux ne bougent pas depuis un moment juin 2006.


* Soit la FED monte les taux afin de sauver le dollar pour encore quelques temps = accélération de la baisse des bourses.


* Soit la FED baisse les taux, ce qui engendrerait un remboursement accéléré des emprunts en YEN (positions carry trade) et une forte baisse du dollar qui impliquerait aussi la liquidation d'actifs étrangers.


Dans tous les cas, les US sont pris à la gorge, ils payent actuellement et payeront le prix de leur politique monétaire et les négligences du système financier. C'est bien les ménages US qui payeront ! Ceux qui supportent la croissance mondiale depuis 5 à 7 années grâce à l'emprunt ! Leurs dettes augmentent alors que leurs actifs mobiliers et immobiliers fondent comme neige au soleil.

Un rééquilibrage mondial risque ensuite de s'opérer : les surplus dégagés par les pays comme la Chine, les exporteurs de matières premières et transformés en une épargne qui était jusqu'à maintenant prêtée aux ménages américains, seront à terme soit consommés dans ces pays, soit indirectement prêtés à d'autres que les ménages US.

L'immobilier va logiquement décliner au USA comme en Europe sur fond de restrictions d'accès au marché du crédit et ce, dans le cadre de prix immobilier sans commune mesure avec les salaires que l'on verse dans lesdites zones... Sauf à penser que la machine à crédit reparte de plus bel, je n'y crois pas.

dimanche 12 août 2007

jeudis noirs


A l'occasion de chacunes des chutes ou corrections boursières, les mêmes communiqués et déclarations des divers acteurs des marchés semblent ressurgir. Comme si ces déclamations avaient d’ores et déjà été préparées et comme si l’histoire se répétait. Dans tous les cas, ce n’est pas à des débordements imaginatifs que l’on assiste.

« Dans plus de 95% des cas, les statistiques montrent que le CAC 40 ne baisse pas plus de X% sur y semaines. Il devrait donc corriger à la hausse» dixit un analyste de la maison financière Z qui, une semaine plus tard, voit sa « prévision » démentie par la réalité.

« Le marché action est un marché risqué, il faut le redire. C’est un marché sur lequel l’horizon de placement doit être d’au moins dix années afin d’absorber les secousses » dixit un autre analyste… Les mêmes qui recommandaient l’achat d’actions quelques semaines auparavant la crise « compte tenu de la tendance solide dans laquelle les marchés se trouvent actuellement » ?

Si, dans le fond, l’histoire ne se répète pas réellement en bourse -l'avant dernière crise boursière n’étant ni une crise de crédit, ni une crise de liquidité -, la communication autour de cette secousse – dirons les optimistes – ressemble furieusement à celle qui a pu être servie durant les périodes rouges.

« Pour le moment, la visibilité n’est pas totale mais la qualité des fondamentaux économiques devraient ramener les investisseurs à l’achat à court ou moyen terme » dixit l’économiste alpha … qui ne prend pas trop de risques…

Qui se risque réellement à un pari ? Ils sont bien connus : les petits porteurs qui ont fait la croissance des indices boursiers ces derniers mois…dans de faibles volumes… !


L'écotone se risque également à un pari pessimiste - même s'il ne porte rien depuis un moment - : crise de consommation aux USA sur fond de crise de l'immobilier = baisse du marché actions à moyen terme.
Bernanke n'aura pas la vision court terme de Greenspan qui a été de rendre l'argent temporaireemnt gratuit afin de relancer la machine. De toute manière, il n'en n'a pas les moyens : les taux élevés américains sont le prix à payer pour que les liquidités étrangères continuent à financer un tas de "projets" américains, comme les guerres par exemple.
Au final : période noire à venir pour les ménages américains qui ont été les moteurs de la croissance des USA et qui sont désormais les porteurs de la dette extérieure américaine. Leurs reins devront être suffisamment solides pour absorber la probable hausse du chômage. J'en doute.






mardi 24 juillet 2007

FOREX et Cap Horn


"Opérer sur les marchés financiers sans stratégie, c'est comme partir en mer sans boussole, ni cap : la probabilité de parvenir à bon port est au mieux infime, sinon inexistante"

Le marché des devises - le FOREX -, c'est le Cap Horn.

Lorsque votre intermédiaire financier vous offre un accès au FOREX avec effet de levier, ce n'est pas une croisière à destination de l'Amérique qu'il vous recommande mais bien une galère aller-simple pour le Cap Horn.

Sans une embarcation solide et fiable, sans un équipage rompu aux caprices de l'océan, sans cette expérience propre aux grands navigateurs, le matelot autoproclamé sombrera dans l'abysse.

Sur certains points, l'analogie entre l'apprenti matelot et l'apprenti trader est pertinente : chacun évolue dans un environnement hostile, risqué, sans concession et relativement prévisible. Leur survie dépendra de leur capacité d'évolution dans leurs milieux respectifs.

Pourtant, les sévères déconvenues en navigation sont minimes en regard de celles que l'on constate dans le Trading où 90 à 95% des apprentis traders voient l'ensemble de leurs avoirs s'évaporer dans les 6 mois.
Certes, les uns savent qu'ils risquent leurs vies - sans doute sont-ils plus précautionneux - alors que les autres risquent leur capital.
Aussi, les uns sont formés - mieux vaut disposer d'un permis pour naviguer - les autres ne le sont quasiment jamais…

En trading, il est illusoire de croire que parier juste trois ou quatre fois sur cinq permet de survivre et gagner.
Sans une stratégie adaptée, une technique de gestion des risques éprouvée, un moral en acier, …, … , les déconvenues sont d'ores et déjà planifiées…

dimanche 20 mai 2007

Ministry of trading

L’idée du précédant billet était de dire que dans un monde en perpétuelle complexification, Internet, malgré les possibilités informationnelles qu’il procure, ne permet pas d’infléchir ce trend global menant à l’élargissement du gap entre informés et désinformés.
Si Internet ne permet pas de combler ce gap, il constitue un outil marketing, une véritable vitrine permettant aux informés de diffuser leurs expertises : réelle, ces informations ont bien entendu un prix.

Revenons à l’exemple des marchés financiers et plus particulièrement celui du trading. Aujourd’hui, les banques et autres intermédiaires financiers permettent à chacun d’entre nous d’investir on-line – via Internet - sur des actions, des monnaies, des indices boursiers, du pétrole, etc.

Ce mouvement prend de l’ampleur pour quatre raisons principales :



  • - l’accès au trading on-line est désormais simple (il est possibe d’ouvrir un compte de trading dans la journée),



  • - il est gratuit ou quasiment gratuit (les frais d’ouverture de compte, de transactions, de garde, etc, n’existent plus)



  • - il donne la possibilité d’investir des sommes parfois 100 fois supérieures à son capital (ca peut rapporteur très gros mais c’est très risqué)



  • - la myriade de sites d’informations financières gratuits, de forums boursiers gratuits, de sites offrant des conseils gratuits, permettent rapidement - mais à tord ! - de se faire une religion et d’investir en conséquence.

Pourtant, les études montrent que plus de 95% des personnes qui se mettent au trading on-line perdent tout leur argent dans les 6 premiers mois de trading.
Malgré l’accès à un ensemble de sites internet gratuits permettant de se faire une religion, la pratique du trading on-line par les particuliers est aujourd’hui un désastre.

Pourquoi ?
Les particuliers qui se mettent au trading on-line croient pouvoir s’affranchir d’une expertise puisqu’ils bénéficient d’un accès gratuit à l’information … ou plutôt à ce qu’ils estiment être de l’information.


L’exemple du trading on-line corrobore l’idée selon laquelle la véritable information - celle qui, ici, devrait permettre au trader particulier de sauver son argent et de le faire fructifier – ne se trouve pas via google ou en quelques clics.


Changer la donne !

Pourtant, un particulier qui se met au trading on-line, même sans connaissances particulières à la base, peut réussir et gagner de l'argent. Il peut même en vivre.


Ce processus passe par un apprentissage sérieux et encadré par des spécialistes. Il débute par la compréhension des marchés financiers (environnement, acteurs, etc.), passe par la définition et le suivi d'une stratégie (la rigueur ! sans quoi vous ne durerez pas 6 mois), la sensibilisation aux risques (la gestion des risques est un élément cardinal pour ne pas tout perdre), la sélection d'une plate-forme de trading et surtout, par le trading fictif afin de valider sa stratégie.

Sans ces divers prérequis, se mettre au trading on-line, c'est un peu comme descendre dans la fosse aux lions : vainement, vous vous battrez contre les marchés . Les plus chanceux perdront l'ensemble de leur capital sur le champ, l'avoir des autres patira d'une longue agonie et terminera à zéro.

Afin d'éviter ces déconvenues prévisibles, privilégiez la formation.



Ministry of trading, récemment installé à Confédération Centre (8 rue de la confédération, 1204 Genève ) est un centre de formation en trading dont les enseignements dispensés - en francais et anglais notamment - vous permettront de comprendre l'univers des marchés financiers, de mettre en place des stratégies de trading et d'éviter les pièges liés au trading. La salle de trading que MOT propose, vous permet d'accéder aux marchés et de trader en temps réel...

Certain qu'en chacun d'entre nous sommeille un trader, je vous invite à visiter le site web de MOT.

WWW.MINISTRYOFTRADING.COM















jeudi 17 mai 2007

l'ère de l'information

A l’heure où grâce à Internet l’on accède à des sources d’informations potentiellement illimitées, il est compréhensible que certains s’estiment suffisamment informés pour se constituer un avis sur tout et pour se fabriquer rapidement leur vérité qui, par définition, n’a pas à être discutée.

Un moyen permettant de sensibiliser les bercés par cette douce illusion, consiste par exemple à naviguer sur les forums boursiers des nombreux sites consacrés au trading – trading d’actions, d’indices boursiers, de devises, de pétrole, etc. -.
Sur ces forums boursiers, vous constaterez que chacun annonce, régulièrement de manière péremptoire, ses pronostics quant à l’évolution des actions, des indices, des devises, etc. Pourtant, ces praticiens des marchés financiers se trompent – en règle générale - une fois sur deux bien qu’ils disposent d’une myriade d’informations relatives aux marchés financiers.

D’où ce constat : l’information en quantité permet à certains de se faire rapidement une religion qui, bien souvent, est en réalité démentie.
Si cela vaut en finance, pourquoi serait-ce différent dans d’autres domaines ?

Partant, l’humilité face à cette montagne de données comme la retenue permettant d’éviter la facilité des déclarations péremptoires, devraient constituer la règle dans cette ère de l’information.

Laisser parler et écouter ceux qui savent – les experts - ne doit pas être vécu comme de la soumission mais comme une formidable opportunité de s’informer réellement.
A distinguer ces experts des imposteurs qui auront par exemple mémorisé une partie du wikipédia afin de se faire passer comme tels.

Dans un monde qui se complexifie à un rythme exponentiel, il est trompeur de penser que l’information gratuite – si diverse et dense soit-elle – donne les clés de la compréhension. Force est de constater qu’elle est de nature à en donner l’illusion.

samedi 12 mai 2007

Le pervers narcissique

Du pervers narcissique, celà faisait longtemps que je cherchais un texte le décrivant, le copier-coller suivant provient d'un billet du blog du psychiatre Serge Hefez. Remarquable.


Petite leçon de psychologie: le pervers narcissique et ses complices

Les pervers narcissiques n'éprouvent aucun respect pour les autres, qu'ils considèrent comme des objets utiles à leurs besoins de pouvoir, d'autorité, ou servant leurs intérêts. Il font des promesses qu’il ne tiendront pas, sachant que les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
Pris en flagrant délit de mensonge, ils sont capables de nier avec un aplomb hors du commun...Charité bien ordonnée commençant toujours par soi-même, ils savent parfaitement et farouchement défendre leurs intérêts dont ils ont toujours une vision très claire. Ils essaient de profiter à chaque instant de toutes les opportunités, de toutes les personnes rencontrées, et ces personnes sont systématiquement instrumentalisées pour en tirer, autant que possible, avantage pour eux. Comme pour tous les narcissiques, tout leur est dû. Ils n'admettent aucune remise en cause et aucun reproche.
Les pervers narcissiques sont incapables d’aimer les autres. Dans leur immense majorité, ils n’ont aucune «humanité», aucun sentiment humain, aucun état d’âme, aucun affect. Ils sont froids et calculateurs, totalement indifférents à la souffrance d’autrui. Mais tout en étant, le plus souvent, incapables d’avoir des sentiments humains, ils simuleront le fait d’être emplis, en apparence, de bons sentiments et d’une sincère empathie pour autrui.
Les déceptions entraînent chez eux de la colère ou du ressentiment avec un désir de revanche.
Cela explique la rage destructrice qui s'empare d'eux lors des séparations. Quand un pervers perçoit une blessure narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir illimité d'obtenir une revanche. Ce n'est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction passagère et brouillonne, c'est une rancune inflexible, implacable à laquelle le pervers applique toutes ses forces et ses capacités de raisonnement. Et alors, il n’aura de cesse d’assouvir son dessein de vengeance.Les pervers narcissiques ont souvent besoin de haïr pour exister. La haine peut être chez eux un moteur très puissant.
Souvent, le pervers narcissique est quelqu'un qui n'a jamais été reconnu dans sa personnalité propre, qui a été victime d’investissement narcissique important de la part de ses parents et qui a été obligé de se construire un jeu de personnalités (factices), pour se donner l'illusion d'exister.
Du fait d’une histoire personnelle, où il ont été, par exemple le bras armé d’un de leurs parents, les pervers n'ont pas pu se réaliser. Ils observent alors avec envie ce que d'autres qu'eux ont pour y parvenir.Les pervers narcissiques ne sont jamais sincères, toujours menteurs. Ils peuvent aussi bien dire la vérité que mentir avec aplomb. Le plus souvent, ils effectuent de sensibles falsifications de la vérité, qu'on ne peut pas vraiment qualifier de mensonges, et encore moins de constructions délirantes. Mélanger le mensonge, la sincérité et la franchise —ce qui est, pour l'autre, très déstabilisant— fait partie de leur jeu.
Le déni (de leurs défauts, de l'autre) leur permet de «s'aimer» (et de s’aimer toujours plus). Ils se mentent à eux-mêmes, sur leur vraie valeur, sur ce qu’ils sont réellement. A certains moments, ils finissent par croire à leur mensonge, à d’autres, ils en ont conscience. C’est toute l’ambivalence de la pathologie mythomane. Le pervers narcissique est un «comédien né». Ses mensonges à force d’entraînement sont devenus chez lui une seconde nature.Sa palette de personnalités, de personnages, d’émotions feintes est étonnante. L’éventail de son jeu d’acteur est infini, sans cesse renouvelé.Il donne le plus souvent l’image d'une personne parfaitement calme, ne s’énervant jamais.Le pervers narcissique est le plus souvent doté d’une combativité extrême et d’une capacité de rebond remarquable. Sa mégalomanie, son narcissisme, voire sa paranoïa, renforcent cette combativité. Souvent immensément orgueilleux, voire mégalomane, le pervers narcissique aime gagner, à tout prix, sans fin, et ne peut admettre, une seule fois, de perdre. Il est prêt à tout, même aux coups les plus retors, pour ne jamais perdre. Le pervers est comme un enfant gâté. S’il ne rencontre pas de résistance, il ira toujours plus loin.A la longue cette tendance, qui peut lui assurer une dynamique du succès pendant un certain temps, devient une addiction. Signe de sa mégalomanie, elle la renforce en retour, et l'amène à ne plus pouvoir tolérer la moindre frustration ou contradiction.

«Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose !» (Beaumarchais).
Le pervers narcissique a le talent de diffamer sans avoir l’air d'y toucher, prudemment, en donnant l’apparence de l’objectivité et du plus grand sérieux, comme s’il ne faisait que rapporter des paroles qui ne sont pas les siennes. Souvent il ne porte pas d’accusation claire, mais se contente d'allusions voilées, insidieuses. A la longue, il réussira à semer le doute, sans avoir jamais prononcé une phrase qui pourrait le faire tomber sous le coup d’une accusation de diffamation.

dimanche 6 mai 2007

Sarko vainqueur

Un peu de propsective, à un peu plus de 4h de l'échéance.
20h00, première estimation officielle, Sarko l’emporte avec près de 53%, la messe est dite.

Les derniers sondages avaient un peu surestimé la victoire de Sarko bien que celle-ci soit large : plus d’un million de voix d’écart au final.
Malgré l’appel de Bayrou, les voix centristes ne se seront finalement pas partagées entre l’abstention et Ségolène. Le leader de feu l’UDF n’ayant pas réussi à influencer certains lieutenants pro-Sarko : une part non négligeable des voix centristes revient à Sarkozy.
Quant à l’appel de JMLP, il ne fut pas entendu : la participation à un second tour de l’élection présidentielle fut historiquement forte. Les électeurs FN reportant leur vote assez naturellement sur Sarkozy.

20h08, certains quartiers sensibles célèbrent à leur manière la victoire de Sarkozy : les premières voitures flambent.

Rapidement, c’est le principe de « la tolérance zéro » dans « les zones de non-droit » qui refait son apparition sur les plateaux télé...

jeudi 26 avril 2007

retour avec la dette

Difficile ces derniers jours de poster sur ce blog : de la diversification d’activités et de l’implication forte dans celles-ci découle que le temps passe à vitesse V… sa relativité est donc bien réelle. Ce blog n’est donc pas en déshérence.

Pas le temps pour de pompeux développements, les anonymes s’en réjouiront.

Pour ceux qui assument, quelques interrogations sur la dette :

Le creusement de la dette publique de certains Etats n’a-t-il que des implications négatives ?

N’a-t-il pas sauvegardé l’emploi de certaines entreprises et permis de stimuler la croissance des pays ?

A quel niveau s’établiraient les taux de croissance des pays concernés si les dettes publiques de leurs Etats n’avaient pas été creusées ?

Des PME aux sociétés multanionales vendant des biens de consommation courante, quels auraient été les impacts sur leurs chiffres d’affaires si les X millions de fonctionnaires français auvaient disposé de salaires dont les niveaux auraient été tels que la dette n’aurait pas eu à être creusée ? (Oui dans les dettes publiques, il y a une bonne partie dite "fonctionnement"...)

mardi 10 avril 2007

Ce n'est pas n'importe quel trader qui le dit...

Le carry trade... nous ne l'avions pas déjà évoqué...?
Belkhayate DMCC : "Nous sommes à l'aube d'un tsunami financier"
Trader marocain, Mostapha Belkhayate s'est fait un nom en remportant il y a sept ans le championnat du monde de la bourse organisé par l'association des Traders internationaux de Genève et s'est ensuite illustré en recommandant le pétrole et l'or juste avant leur envolée, classant dans la même volée Mansa Moussa Gold Fund, un fonds or de 250 millions de dollars dont il assure la gestion, en tête du peloton des fonds sur matières premières. Il revient sur les placements à privilégier pour 2007 et 2008.

Capital.fr : A presque 1,34 dollar pour un euro, le billet vert se situe à un plancher de deux ans face à la monnaie unique. Comment devrait évoluer la devise américaine, à moyen terme ?
Mostapha Belkhayate : La devise américaine va faiblir contre toutes les devises. Je ne serai pas étonné de voir d'ici la fin 2007 l'euro grimper à 1,45 dollar. Et le yen s'envoler face au billet vert, asphyxiant ainsi tous ceux qui ont emprunté la devise japonaise.
Aujourd’hui le marché boursier souffre d’un dysfonctionnement qui ne peut pas durer éternellement : le principe naturel des vases communicants a disparu.
Dans un marché sain, quand les actions montent, les obligations baissent, quand les bons du trésor chutent, les matières premières montent, quand l’argent quitte un continent, on le retrouve sur un autre. Mais depuis dix ans on assiste à un phénomène étonnant : tous les secteurs progressent, partout dans le monde. Il y a donc anguille sous roche !
L’explication est simple : un excès de liquidité inédit gonfle tous les secteurs boursiers, y compris l’immobilier et l’art. Cette surliquidité prend sa source au Japon. Depuis des décennies, la banque centrale prête de l’argent gratuitement (c’est-à-dire avec un taux insensé de 0%) au reste du monde. Des milliers de milliards qui sont aussitôt convertis en dollars, en livres sterling,… et investis à tort et à travers dans tous les compartiments boursiers. Les fonds spéculatifs s’en sont donnés à cœur joie pour utiliser au maximum l'effet de levier avec cette manne d’argent bon marché. L’heure de régler les comptes est arrivée. Il va y avoir la cohue au guichet japonais : les montants en jeu sont tout simplement astronomiques ! Cet assèchement de la liquidité mondiale va entraîner une baisse généralisée des actions, des obligations, des devises, de l’immobilier ainsi que de tous les placements spéculatifs. Je suis surpris que les professionnels ne perçoivent pas ou ne veulent pas entendre le grondement annonciateur de ce tsunami financier. D’autant que la Chine ne va pas rester les bras croisés avec ses 1.000 milliards de dollars, dont la valeur risque de s'évaporer.
Capital.fr : La faiblesse du dollar devrait peser sur le marché français… Quel objectif avez-vous sur le CAC 40 (PX1) ?
Mostapha Belkhayate : Pour le moment, les opérateurs français sont optimistes. Le CAC se dirige vers son plus haut et cela complétera la "seconde épaule" technique. Et là, danger ! La liquidité va commencer à s’assécher et l’euro montera malgré tous les efforts des autorités européennes. A partir du début de l’été, il serait prudent de prendre ses profits car l’indice parisien pourrait perdre jusqu’à 1.000 points, le ramenant avant la fin de l’année à 4.600 ! Regardez avec objectivité le graphique du CAC 40 (PX1) : il nous prépare un double sommet baissier, un véritable cas d'école de l'analyse technique…
Capital.fr : Vous êtes négatif sur les actions, mais les obligations et l'immobilier sont déjà assez chers… Vers quels placements alternatifs pourrait-on se tourner ?
Mostapha Belkhayate : J’en parle déjà depuis cinq ans : le meilleur placement alternatif est l’or. Il va s’envoler pour dépasser ses plus hauts historiques (850 dollars l’once) avant la fin de l'année. Lorsqu'on arrivera au seuil psychologique de 1.000 dollars, on réalisera que le roi des métaux a définitivement retrouvé son statut d’antan. Aucune autre devise au monde ne peut présenter autant de qualités que le métal jaune pour assurer la stabilité monétaire d’un pays. Sa production est limitée, tout le contraire du billet vert qui est imprimé en quantité presque illimitée sans autre garantie que la crédibilité du système financier américain. Depuis 5.000 ans, la seule monnaie d’échange qui a survécu (et qui survivra encore), c’est l’or. Il a été fortement combattu par les autorités financières américaines pour mettre un maximum de dollars dans les réserves de change des banques centrales et diminuer le plus possible leur stock d’or. (Retrouvez l'analyse complète ici). Mais attention : pour allier sécurité et performance, il faut investir dans les lingots d’or physiques. Si vous achetez de l’or papier à la banque et que celle-ci fait faillite, votre investissement est en danger car il fait partie de leur "book" : conservez votre or en dehors des livres de la banque, dans un coffre-fort. Dans quelques années, vous serez heureux d’avoir suivi mon conseil.

Propos recueillis par Nicolas Gallant © Capital.fr

dimanche 8 avril 2007

la fin des blog?

D’aucuns, à dessein, - bien souvent des journalistes … non non il n’y pas de conflit d’intérêt…– se plaisent à évoquer une fin programmée aux blogs.
Une toile qui finirait par se disloquer avec le passage du temps, avec l’atténuation de l’effet de mode.

Aujourd’hui, le nombre de blogs attendrait 72 millions, soit 64 millions de plus qu’en mars 2005 - http://www.latribune.fr/info/Le-nombre-de-blogs-a-presque-decuple-en-deux-ans-~-IDA5F4840ADBFC2348C12572B4002E87E2-$Db=Tribune/Articles.nsf - selon la Tribune.
La progression des mises en chantier commencerait à ralentir, comme pour l’immobilier US…

Un peu comme la bulle internet de 2000 où il était trendy de détenir un portefeuille d’actions high tech, il est aujourd’hui dans le trend de gérer un blog tant pour les majeurs que pour leurs cadets.
Pour ces derniers, il s’agirait plus d’un outil peu onéreux– moins que le SMS – permettant de communiquer au quotidien plutôt qu’un journal personnel portant sur une partie intime de leur vie ou sur un sujet leur tenant particulièrement à cœur.
Dans les faits, le blog offre une myriade de possibilités….mais jusqu’où parlera-t-on de blog ?

Lorsque la bulle internet a explosé, le marché américain des valeurs technologies a perdu plus de la moitié de sa valeur. Les espérances liées à ces valeurs hig tech n’avaient plus aucun lien avec ce que ces valeurs offraient et pourraient offrir dans la réalité.
Les sociétés solides financièrement avec de bonnes perspectives de croissance ont moins perdu que le marché. Quant aux sociétés surendettées, elles ont vu s’écrouler leurs cours qui étaient jusqu’alors maintenus par la croyance dans des perspectives de profits très optimistes, voire fantaisistes.

Le retour à la réalité a interrompu cet effet de mode (je me rappelle à l’époque avoir acheté au plus mauvais moment quelques actions du fournisseur internet « Liberty surf » à 70euros pièce…quelques mois plus tard, elles cotaient 20 euros, quelques années plus tard 3 euros).

Quel lien avec les blogs ?

Je vois un lien entre la croissance exponentielle des blogs et celle du marché des valeurs technologiques en 1999-2000 : le comportement moutonnier.
Ce comportement moutonnier qui, un jour ou un autre, est sanctionné par le marché en bourse, le sera également par la blogosphère s’agissant des blogs.

Dans le cas du marché des valeurs high tech, c’est des milliards de dollars qui se sont envolés.
S’agissant des blogs, se seront des millions de lecteurs et de blogs qui se volatiliseront avec la fin de l’effet de mode.

A l’instar du marché, la blogosphère fera son ménage : seuls les blogs « solides » survivront. Lorsque la blogosphère aura effectué ce tri, quelques journalistes auront du souci à se faire.

mardi 3 avril 2007

Un peu d'inlfation ?


L’inflation – ou la hausse des prix - est un sujet de préoccupation pour les banques centrales puisqu’elles ont notamment pour tâche de lutter contre ce phénomène ou plus précisément, aujourd’hui, pour tâche d’en empêcher toute résurgence.

Les statistiques publiées par l'INSEE - institut indépendant... - qui montrent la faiblesse historique de la croissance des prix contrastent avec le sentiment de consommateurs qui constatent l’envolée des prix de certains produits à l’instar de celle désormais bien connue du « petit noir ».

Il existerait donc d’un côté une inflation quantifiable et objective - celle proche de zéro – et de l’autre, une inflation sentimentale, subjective – ceux qui la vivraient ne la vivraient donc pas objectivement …- .

La froideur et la véracité des chiffres face à l’irrationalité et la subjectivité des personnes ?

Ou se situe la vérité ? Une inflation zéro ? Une envolée des prix ?

Sans doute entre les deux…

Pour bien comprendre les statistiques servies concernant l’inflation, il faut se forcer à ouvrir la machine : appréhender la méthodologie utilisée pour aboutir à ces taux.

Pour ce, il faut :

1) Identifier les différentes composantes de dépenses (alimentation, habillement, logement, santé, loisirs, etc.)
2) Assigner une pondération à chacune des dépenses identifiées (donner le pourcentage de chacune des dépenses dans les dépenses totales)

Ces divers paramètres permettent de calculer la croissance des prix.

S’il n’apparait pas si difficile de déterminer les différentes composantes des dépenses, il semble à priori plus délicat de d'affecter des pondérations à une population. Pour ce, il faut faire un moyenne.

En tous les cas, les pondérations choisies ont un impact important sur le résultat final qui est d'importance. Le taux d’inflation vient par la suite influencer les marchés financiers pour lesquels il est fondamental puisqu'il permet aux investisseurs d’anticiper le comportement futur des banquiers centraux…



Comparez les pondérations utilisées pour déterminer l'évolution des dépenses de consommation entre pays n’est pas sans laisser songeur…

Par exemple, celles utilisées par l’INSEE :

mardi 27 mars 2007

le début de la fin ?

Le marché immobilier montre des signes de faiblesse outre-Atlantique comme en témoigne les divers indicateurs récemment communiqués : la diminution des ventes de maisons neuves, les grandes difficultés financières des sociétés spécialisées dans le crédit immobilier risqué, la baisse de confiance des consommateurs sont autant de facteurs actuellement troublant pour les marchés boursiers.

La récente intervention de l’ancien Président de la FED – bearish sur l’économie américaine – n’a pas été de nature à rassurer les marchés : bien au contraire, son style abscons laissa étrangement place à quelque chose d’un peu près compréhensible : la récession pourrait se pointer.
Retraité désormais mais toujours entendu par les marchés, Allan Greenspan a contribué à l’apparition de ce trou d’air que connaissent aujourd’hui les marchés…Avait-il pris des puts avant de communiquer ?... Ca pose finalement davantage de questions que ca n’en résout.

Pour en revenir à l’immobilier, une question se pose : les difficultés rencontrées aux USA vont-elles s’accentuer et, le cas échéant, se propager en Europe, en France précisément ?

Impossible à dire mais quelques éléments importants permettant de se forger une opinion :
- les stocks augmentent
- les prix stagnent, voire diminuent faiblement
- les conditions de financement offerts par les banques et autres intermédiaires risquent de rencontrer les limites des emprunteurs (couts élevés de l'allongement des crédits à 30-50 ans)
- augmentation constante des taux d’intérêts
- multiplication par plus de 2 des prix moyens de l’immobilier entre 1997 et 2006
- nombreux sont les plans de constructions étatiques qui arriveront très prochainement à terme
- pouvoir d'achat qui stagne, etc.

Pour plus d'infos, un blog fort bien documenté à ce sujet :

lundi 26 mars 2007

Proverbes


« Si la grenouille vous donne rendez-vous de l’autre côté du fleuve, c’est qu’elle s’est mise d’accord avec le crocodile qui va la transporter, car elle n’affronte jamais le courant »

Ce n’est pas moi, c’est un fameux conseiller municipal genevois qui l’avait employée il y a deca quelques mois au moins…
Ce proverbe est très intéressant parce qu’il permet d’imager assez bien la réalité des choses, comme celle de résultats d'élections.


Sa déclinaison permet encore de mieux imager certains résultats ou déconvenues électorales.
« Si la grenouille vous donne rendez-vous de l’autre côté du fleuve alors qu’elle ne s’est pas mise d’accord avec le crocodile, c’est qu’elle est un amphibien irrationnel, irréaliste ou kamikaze »

D’autres proverbes – tant trompeur à l’arrivée que confirmé par l’issue du scrutin - imagent aussi ces évènements politiques du quatrième trimestre 2005…
« On ne change pas de cheval pendant la bataille »…« Lorsque les éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre »...

La reconstitution de ce puzzle politique est enfantin pour les initiés…

lundi 19 mars 2007

inflation francaise

Lorsque les français s’insurgent contre l’augmentation continuelle des prix de l’essence, ululent à la multiplication du prix du p’tit noir et de la baguette, déplorent la croissance des prix des loyers, les politiques ressortent ce bon vieux taux d’inflation - communiqué par un institut indépendant qui pour des raisons techniques ne pourra communiquer les chiffres du chômage avant l'issue de la Présidentielle - qui s’inscrirait à des niveaux historiquement bas.

Selon l’INSEE, l’inflation annuelle moyenne au cours de ces douze derniers mois ascende à 1%.
Aussi, l’INSEE met désormais en ligne un calculateur permettant à chaque bourse de déterminer son propre taux d’inflation en jouant sur les pondérations.

http://www.insee.fr/fr/indicateur/indic_cons/sip/sip.htm

Notons que le taux d’inflation moyen calculé à 1.7%/an depuis 2000 n’a que peu de sens pour le ménage lambda dont les dépenses de loyer - qui n’auraient augmenté que de 2.5%/an depuis 2000 - ne représenteraient que 5.9% de son budget.
Qui dépense moins de 6% dans son loyer en France ? Les propriétaires qui ne dépensent pas et quelques cas statistiques.

Que penser de l’augmentation des loyers calculée à 2.5%/an depuis 2000 alors que le marché immobilier a explosé sur cette période ? Sans doute a-t-elle été établie sur la base des logés en 2000 qui n’ont pas changé d’habitat.
Quant aux nouveaux accédants, c’est une toute autre affaire puisque leurs budgets subissent la croissance de l’immobilier qui n’est pas amortie par une croissance des salaires...
Pour l'objectivité et la transparence, il faudra repasser.

dimanche 18 mars 2007

Du bloggeur

M-C P me confiait la difficulté qu’elle avait eu à appréhender, cerner, voire tenté de brosser le profil du bloggeur type… comme s’il y en avait un… !?!
Sans doute, y-a-t-il quelques éléments permettant de construire un profil type mais pas suffisamment pour en définir l’archétype : variés et imperceptibles sont les motifs qui peuvent concourir à la naissance d’un blog.

Pour beaucoup, l’administration d’un blog relève du suivi de tendance : il s’agit de prendre le train du journal ouvert en marche, ce qui permet encore d’apparaitre un brin trendy.
Pour certains, le blog est un exutoire : il donne la possibilité de s’exprimer librement et sans barrières, contrastant avec des exigences professionnelles qui, souvent, imposent exécution en silence.
Pour d’autres, le blog est un moyen qui permet de développer des contacts de différentes natures : il peut s’agir par exemple de créer un réseau.
Dans cette logique, le blog est un support à une activité, parfois politique : dans ce cas il permet aux élus de faire passer leurs messages et, peut être, d’accroitre leur fonds de commerce électoral.

Pour les uns, le blog est un moyen de concurrencer la presse : s’agira t-il à terme de pousser l’internaute à arbitrer chaque matin entre la lecture d’une sélection de blogs et la consultation de quotidiens. (la blogosphère futur 5ème pouvoir ?)

Pour d'autres, dont les capacités intellectuelles sont limitées, le blog est un défi : en l’espace de courts moments, il s’agit d’innover afin de conserver un auditoire versatile dont le terrain de jeu virtuel n'a pas de frontière.

Enfin et surtout, le blog permet d'éveiller le politicen francais qui sommeille en chacun d’entre nous. Dans un monde où l’information gratuite abonde, le bloggeur dispose désormais de tous éléments lui permettant d’assener une opinion qui, naturellement, n'est pas contestable.

mardi 13 mars 2007

Adieux du 11 mars

Chirac tire sa révérence après 12 années de pouvoir. Suivent pour mémoire quelques réactions faisant suite à son allocution du 11 mars et le titre d'un docu-fiction fortement intéressant.

Du côté des extrêmes, la réaction de JMLP est si outrancière qu’elle en devient même amusante. Ce plaisir que semble lui procurer la fin présidentielle de Chichi l’a comme revigoré…en tous les cas, c’est un véritable festival…
http://tf1.lci.fr/infos/elections-2007/0,,3408681,00-chirac-jean-marie-pen-reagit-.html

Du côté des reluisants journalistes, Christophe Barbier livre une analyse des plus grinçantes, laissant au passage aux historiens la tâche de se dépatouiller avec le bilan de Chichi et faisant un peu de prospective notamment sur la base d’un pluriel…employé sciemment ?
http://www.lexpress.fr/idees/debats/dossier/editobarbier/dossier.asp?ida=456266

Il y a aussi tous ceux - de gauche à droite - qui s’accordent à retenir que Chichi aura toujours combattu et jamais composé avec les extrêmes.

Pour tous ceux qui s’intéressent à la carrière complète de l’animal politique, à voir absolument le document-fiction réalisé par Karl Zéro et Michel Royer « dans la peau de Jacques Chirac ».

jeudi 8 mars 2007

Voter Bayrou ?

Une opinion versatile qui finalement choisit sa voix ?
Des sondeurs qui ne maitrisent plus leurs bécanes et se laissent griser par une tendance qu’ils auto-entretiennent ?

En tous les cas, l’albatros "dont les ailes apparaissent si imposantes qu’elles ne lui permettraient plus de décoller – dixit JPR ", évolue dans l’opinion à des niveaux jamais atteints. En effet, le sondage CSA/le parisien donnait aujourd’hui Bayrou à 24% au premier tour contre respectivement 25% et 26% pour Royal et Sarkozy.

Partant du constat d’une France en crise, les divers candidats - avec des styles et des solutions qui leurs sont propres - s'inscrivent globalement « dans la rupture ».
Historiquement, les deux feu principaux candidats appartiennent à deux camps pour lesquels l’habile maniement des idéologies a permis la constitution de fonds de commerce électoraux importants.
Dans une logique d’opposition systématique – les uns seraient dans le vrai, les autres dans le faux –, les deux camps se sont succédés aux manettes depuis des décennies.
Dissolution, cohabitations, démissions n’ont pas permis de trouver les solutions répondant aux attentes, exigences et problèmes structurels des français qui, chemin faisant, se sont renforcés et minent désormais leur moral.

Les derniers évènements significatifs comme par exemple l’avortement du CPE sous la pression populaire montrent que réformer en France sans compromis relève d’un pari osé sinon d’un suicide politique bien probable.
Aussi, pour entrer en matière sur des compromis, il faut accepter de sortir des idéologies, ce qui n’est pas sans conséquences.

Le raccourci est rapide, je le concède volontiers, mais si Bayrou venait à passer, ce serait finalement plus simple pour la France. En fonction de son adversaire de second tour, il composerait un gouvernement un peu plus à gauche ou un peu plus à droite, en rassemblant bien plus que ne le ferait Sarko ou Ségo.

Les réformes dont la France a tant besoin pourraient avoir une bien meilleure chance d’aboutir...
Voter Bayrou, serait-ce finalement tirer les lecons du passé et faire preuve de bon sens ?

mardi 6 mars 2007

Sondages, suite

A l’heure où Bayrou atteint pour la première fois la barre des 20% d’intentions de vote au premier tour, soit près de 15% de plus qu’il y a quelques mois, il est légitime de se poser quelques interrogations sur la manière avec laquelle les résultats des sondages sont obtenus.

Le brillant et insupportable Yves Calvi animait hier un « C’est dans l’air » consacré aux sondages avec comme invités les directeurs des principaux instituts français.
Après avoir d’emblée de cause souligné que les sondages n’étaient qu’une photographie d’intentions à un moment donné le 21 avril 2002 n’était donc par définition pas prévisible – on n’hésita pas à afficher le respect que l’on avait les uns pour les autres, on montra en quelques sortes comment la corporation sera soudée face aux inéluctables reproches qui surviendront comme à l’accoutumée à la suite d'une élection.

Hier soir, on apprit surtout que chaque institut disposait de sa propre recette - de surcroit secrète – qui permet d’obtenir des résultats différenciés – souvent relativement proches les uns des autres, parfois plus éloignés -.
Par exemple, afin de ne pas répéter l’erreur du 21 avril, on apprit qu’un institut utilise le facteur multiplicateur de 1.7 pour évaluer les intentions de votes accordées à LePen : en clair, si 10 sondés sur 100 déclarent qu’ils voteraient LePen au premier tour si l’élection avait lieu aujourd’hui, l’institut conclut que 17% - 10%*1.7 - voteraient LePen.
Mécaniquement, l’institut applique des facteurs multiplicateurs propres à chacun des candidats sur la base d’obscures considérations historiques.

Non content d’avoir plongé l’auditeur dans l'univers bien étrange des sondeurs, YC passa sans détour au degré supérieur : l'incantation, la magie ou plus précisément la prédiction du résultat de l’élection présidentielle sur la base d’un modèle économétrique à deux paramètres concocté par un professeur de sciences politiques.
En clair, le résultat de l’élection présidentielle serait fonction de deux paramètres : la popularité du Président sortant et le taux de chômage. Le professeur l’affirmait comme une vérité d’église : « Ségolène gagnera avec 51.5%, le modèle fonctionne avec toutes les élections présidentielles sauf celle de VGE en 1974… ».
A quoi bon continuer la bataille électorale alors que le résultat est d'ores et déjà connu...

Cela ressemble furieusement aux modèles mathématiques de finances de marchés développés à partir d'historiques de cours et à priori capables de rapporter de l’argent.
Dans les faits, ils n’obtiennent pas les résultats escomptés puisque le passé ne se répète jamais intégralement.

samedi 24 février 2007

Des sondages...




Dans un intéressant document, le site du figaro http://www.lefigaro.fr/medias/pdf/BaroTNSSofresUnilogv12.pdf produit des données relatives à la présidentielle 2007. Elles retracent notamment l'évolution des sondages relatifs aux intentions de vote du premier tour.
En p. 12 dudit document est présenté un tableau duquel sont tirées les données permettant la construction du graphique inséré ci-dessus.

Premièrement, ce document montre que les sondages relatifs à la présidentielle ont débuté relativement longtemps avant l’élection. Ce fait ne contredit donc pas l’impression selon laquelle les politiques seraient « constamment en campagne ».

Deuxièmement, et s’agissant de l’évolution des quatre principaux protagonistes, on constate que les deux favoris tendent à perdre des voix alors que les outsiders en regagnent à l’approche de l’élection.
Des éléments explicatifs généraux peuvent être avancés : la lassitude des français à voir les « deux mêmes - dixit Bayrou - » d’ores et déjà autoproclamés présents au second tour ou l’apparition progressive de Bayrou et Lepen dans les médias par exemple.
Quant aux éléments explicatifs propres aux candidats, on peut avancer la campagne particulière de Ségo ou encore la vague que semble porter Bayrou ces derniers temps. Quant à LePen, c’est historique : comme à l’accoutumée, il monte en puissance à l’approche du premier tour ; l’expérimenté sait identifier le moment « où il faut y aller ».

De l’analyse historique, pas très intéressant, soit.

Et après ? Que disent les sondages s’agissant des perspectives ?

Rien malheureusement…

Si le concept d’efficience des marchés enseigné aux universitaires en finances des marchés est transposable à la politique, alors toute l’information disponible et relative à la Présidentielle est intégrée aujourd’hui dans les sondages.

En clair : prédire un nouveau tassement des voix accordées à Ségo ou la transformation de la vague Bayrou en déferlante, relève de prédictions de fiabilité supérieure ou égale à celle d’E. Tessier…

lundi 19 février 2007

Schyzo

Une absence de courte durée sur la toile et voilà qu’à lecture de mes blogs favoris, constate-je que les « petits bras délateurs » - expression empruntée à RG - sévissent à nouveau de manière anonyme dans les rubriques « commentaires ».
Il y a comme un parfum de schizophrénie qui embaume la toile…Je cherche et ne parviens toujours pas à trouver les raisons rationnelles pour lesquelles ces « petits bras délateurs » s’obstinent à lire des blogs dont le contenu ne leur sied pas.
Pis, ils se polluent consciemment l’esprit… C'est en ce sens que la schizophrénie apparait comme l’explication comportementale la plus crédible.

En politique, la schizophrénie existe aussi… je ne me rappelle plus très bien quel(le) député(e) avait qualifié le comportement d’un certain parlement de schizophrènique car il s’évertuait à voter des lois dont il savait par avance qu’elles ne seraient pas appliquées….

Transition toute faite, Ségolène Royal est ce soir l'invitée de TF1 afin de répondre aux questions des « vrais gens».
A des plus bas dans les sondages, Ségolène devra convaincre à coups de solutions concrètes aux problèmes réels des « vrais gens ». C'est à dire adopter une stratégie contraire à celle empruntée jusqu'à maintenant : un discours pragmatique, concret et au delà des dogmes.

Dans la même émission il y a deux semaines, la méthode Sarko fut relativement simple (simpliste diront certains) et efficace : à chacune des questions posées, il y avait deux alternatives et un argumentaire :
1) la réponse est OUI/NON
2) OUI parce que…NON parce que…
A l'arrivée, une montée dans les sondages.
Souhaitons à Ségolène de choisir la tendance qui paye...

mardi 13 février 2007

"Plus c'est gros, plus ca passe"

Si Nico et Ségo ont un point en commun aujourd'hui, c'est bien l'absence de chiffrage de leurs programmes présidentiels.
Il a suffit que Ségo se remette à niveau en communiquant ses 100 propositions pour que le camp adverse ulule à l'irresponsabilité.

Du côté des économistes, on ne s'étonne guère du procédé : lorsque Marc Touati - invité de France 5 - déplore l'inexistence de culture économique dans l'opinion, J-P Fitoussi resitue les programmes présidentiels dans la lignée d'une longue série de desseins démagogiques.

Dans le fond, c'est de bonne guerre : le bon sens politique commande à tuber la déferlante de l'argument démagogique et électoraliste sur les flots d'une situation économique et sociale critique.

Quoi finalement de plus rassurant que d'entendre qu'avec elle ou lui, le pouvoir d'achat, les retraites, les salaires minimaux prendront l'ascenseur.
Que les soins deviendront gratuits.
Que…que…
Les obscures implications de l'explosion hypothétique d'une dette publique ??
Le ralentissement d'une croissance devenue dores et déjà atone ??

Pour celle ou celui qui subit le marché immobilier, la "vie chère" et ressent cette insécurité à diverses facettes, les propositions démagogiques en tous genres apparaissent comme des promesses réalisables, comme du pain béni.
Pis, ingénieux et simple à la fois, le principe de relever le SMIC de 20% ne vous rappelle t-il pas le fameux œuf de Colomb ?
Pain béni, Pain rassis, propositions novatrices versus propositions éculées, faites vos jeux…

Dans le fond, la grande majorité des propositions s'inscrivent dans le cadre de ce qu'on laisse entendre à chaque élection depuis des décennies : "l'Etat peut tout".
Au contact de leur Président, les politiciens ont bien appris la leçon... car comme disait Jacques : "plus c'est gros, plus ca passe !".

vendredi 9 février 2007

Varcador


Dès le plus jeune âge, il se plaisait à dessiner ces figurines et objets qu'il collectionne et affectionne sans relâche.

Fan d'André Agassi et de sa feu tignasse, il se tâte aujourd'hui - et c'est pas le seul - à franchir le pas du topik.

A 30 ans, Varcador est un artiste parisien qui fait désormais parler de lui sur la toile.

Vous découvrirez son monde via ce lien :

http://www.20six.fr/varcdador

mardi 6 février 2007

L'Irak et la dette américaine...


De prime à bord, la décision de Bush consistant à enfoncer le clou budgétaire Irakien semble relever de la ligne politique suivante : continuer dans la voie toute tracée de l’enlisement en tentant de donner l’impression inverse et en escomptant une improbable sortie honorable du bourbier irakien…

Donner un signe quant à un prochain retrait aurait probablement été analysé comme un aveu d’échec susceptible d’hypothéquer sérieusement des chances déjà bien minces quant à une prochaine victoire électorale du camp républicain.

Soit, c’est sans doute bien plus compliqué que cela…

Ce qui est un peu plus clair, c’est le coût ou plutôt l’augmentation des moyens qui risquent d’être accordés pour ledit conflit : « En cas de feu vert du Congrès, le budget autorisera 716,5 milliards de dollars de dépenses pour l'armée sur la deuxième partie de l'exercice 2007 et l'ensemble de l'exercice 2008, dont un tiers (235,1 milliards) pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan. Une demande de rallonge de 100 milliards de dollars pour la deuxième partie de l'exercice 2007, tandis que la partie 2008 intègre 5,6 milliards de dollars pour financer l'envoi prévu de 21.500 renforts en Irak » selon l’Express du 3 février.


S’agissant de la compensation financière, c’est les budgets de la santé et de l’éducation qui en pâtiraient. Les futures baisses d’impôts permettraient quant à elles de « relancer la machine » et d’accroitre les recettes fiscales, comme on dit dans les bouquins.

« Ma recette pour équilibrer le budget reflète les priorités de notre pays à ce moment de son histoire, à savoir protéger le territoire et lutter contre le terrorisme, préserver la vigueur de l'économie avec des impôts faibles et des dépenses toujours sous contrôle », a déclaré George Bush dans un communiqué.

Au fond, ce qui est intéressant, c’est le financement du déficit budgétaire américain et par prolongement le financement dudit déficit creusé par la guerre en Irak…

Qui finance les dépenses liée à la guerre en Irak, à l’envoi de troupes additionnelles, à la guerre contre le terrorisme… ??

Les Etats-Unis ? Oui, en partie…

Le graphique publié par le NYT en novembre 2006 montre que la dette publique américaine est aujourd’hui détenue pour moitié par les investisseurs étrangers (Japon, Chine, etc…).
L’article mentionne également qu'au premier semestre de 2006, les Américains n'ont acquis que 13% des nouveaux emprunts de leur gouvernement.

Juteux bons du Trésor !












lundi 5 février 2007

Euro/CHF...Trois points de vue aujourd'hui dans le Temps

Un économiste, un stratégiste des changes et un Professeur se prononcent sur la poursuite du recul du franc suisse face à l'euro...
Le franc suisse va-t-il poursuivre son recul face à l'euro cette année?
Chaque semaine, «Le Temps» pose une question liée à l'actualité des marchés financiers à trois spécialistes. L'investisseur y trouvera une diversité de points de vue experts et pourra se forger sa propre opinion.

Le TempsLundi 5 février 2007



«Le franc va se renforcer, mettant fin au carry trade»

Jan Amrit Poser, Chef économiste, Banque Sarasin Je reste convaincu que nous arriverons à un franc beaucoup plus fort face à l'euro. Nos projections pour la fin de l'année sont à 1,55 franc pour un euro. Face au dollar, nous estimons le franc à 1,24 pour la fin 2007. Les raisons de nos vues haussières sont les suivantes: le différentiel d'inflation entre la zone euro et la Suisse est toujours favorable au franc. De même, l'excédent de la balance des transactions courantes plaide aussi en faveur d'un franc suisse plus fort. Ces deux facteurs fondamentaux sont indiscutablement un soutien pour la monnaie helvétique. Cependant, le problème est de savoir si le carry trade va se poursuivre ou non. Selon nous, ce phénomène est lié à une certaine complaisance des investisseurs face au risque de volatilité potentielle. Même si les données macroéconomiques sont plus favorables à la poursuite de ces opérations de carry trade, notamment en raison du recul des prix du pétrole, une correction dans le secteur industriel aux Etats-Unis est probable. En effet, les indicateurs avancés sont toujours baissiers pour les Etats-Unis mais aussi pour l'Europe. Le sondage trimestriel en France a de même montré que la demande est en baisse. Au Japon, les indicateurs avancés sont déjà au rouge. Nous allons donc vers une situation qui réservera plus d'incertitude sur les marchés financiers. Dès lors, la volatilité pourrait augmenter. Nous prévoyons donc que l'environnement pour les carry trades cessera bientôt d'être favorable. Ce scénario ressemble un peu à celui de l'année dernière: lors de la correction de mai-juin, la volatilité avait augmenté, et les carry trades s'étaient brusquement dénoués, alors que le yen gagnait d'un coup 10%. De même, cette année, si les investisseurs pratiquant la stratégie de carry trade sur le franc suisse ont le moindre doute quant à une poursuite de sa dépréciation, ils vont très rapidement fermer leurs positions ouvertes. Un tel scénario est probable en cas de hausse soudaine de la volatilité des marchés et de début d'appréciation franc, scénario qui risquerait de provoquer d'importantes pertes sur le marché des changes en raison des niveaux de leviers importants utilisés par les fonds spéculatifs sur les carry trades. Le reflux de capital dû au dénouement soudain des carry trades alimenterait une vigoureuse appréciation du franc.



«Le différentiel de taux sera en faveur du franc»
Markus Hettinger, Stratégiste de changes, Credit Suisse
Sur le court terme, nous estimons que le franc suisse ne tombera pas en dessous des 1,62 contre l'euro. La monnaie européenne s'est déjà appréciée davantage que ne l'impliquerait en théorie le différentiel des taux d'intérêt entre la zone euro et la Suisse. Dès lors, le franc est actuellement sous-évalué. A présent, le différentiel de taux est en faveur du franc. Nous considérons donc 1,62 comme le niveau à partir duquel le franc devrait remonter face à l'euro. A la fin de cette année, nous estimons que la monnaie helvétique se sera appréciée contre l'euro jusqu'à 1,58. Elle sera en revanche assez stable contre le dollar: nos projections tablent sur 1,23 face au billet vert à la fin de 2007. La raison de ce différentiel désormais favorable au franc contre l'euro se trouve dans les anticipations de resserrement monétaire par la Banque nationale suisse (BNS): nous prévoyons qu'elle relèvera les taux de 50 points de base (pb) en mars et en juin prochain (25 pb à chaque fois). Cela aidera le franc à s'apprécier, à la différence de 2006, où la BCE avait relevé les taux plus souvent que la BNS. Cela ne se produira pas cette année car à présent les taux européens sont élevés, et ont moins de potentiel à la hausse. Le resserrement monétaire en Suisse qui devrait ramener les taux à 2,5% rendra les stratégies de carry trade sur le franc moins attrayantes. Une tendance qui sera d'ailleurs observée au Japon également, où les perspectives sont en faveur d'une hausse des taux d'intérêt d'ici 2008, ce qui a pour effet de décourager les carry trades. Nous ne voyons pas dans ces stratégies spéculatives une cause majeure de dépréciation du franc, puisqu'il apparaît clairement qu'en 2006, les causes étaient d'abord à trouver dans le différentiel de taux avec la zone euro, un différentiel qui était objectivement en faveur de l'euro et contre le franc. Autre indicateur, le différentiel sur les swaps de taux d'intérêt à deux ans entre la zone euro et la Suisse était de 154 points de base (pb) l'an dernier, alors qu'il n'était que de 125 pb fin 2004. C'est pourquoi là aussi les conditions étaient en faveur de l'appréciation de l'euro. Ce différentiel ne persistera pas cette année: il se stabilise à présent autour de 150 pb. Ce qui implique un retour prochain du franc à 1,60.



«Le franc se normalise peut-être»
Charles Wyplosz, Professeur à l'Institut de hautes études internationales (IUHEI)
Historiquement, le taux d'intérêt sur le franc suisse a toujours été plus bas que celui sur l'euro. Malgré cela, le capital restait en Suisse et continuait à y affluer, d'où le statut spécial prêté au franc. Or ce que l'on observe depuis quelques mois est une dépréciation du franc face à l'euro qui n'est certes pas énorme en comparaison historique, mais dont la durée est surprenante. La situation semble indiquer que le rôle de monnaie forte et de valeur refuge du franc est remis en cause. En effet, pourquoi les carry trades, qui ne sont autres que des arbitrages sur taux d'intérêt pratiqués de tout temps sur les marchés des changes, s'attaqueraient-ils aujourd'hui au franc? Deux hypothèses sont plausibles: soit l'on assiste au début d'un bouleversement de la position unique du franc, soit ce dernier est simplement pris dans la tourmente de marchés polarisés sur la hausse des taux d'intérêt dans la zone euro, où ils ont atteint 3,50%, contre 2,00% en Suisse. La majorité des économistes explique la baisse du franc par le carry trade: or cela ne constitue pas en soi une explication. En effet, cela revient à admettre implicitement que le franc a perdu son statut spécial de monnaie refuge. En effet, je ne souscris pas à l'explication selon laquelle c'est la multiplication des hedge funds et de leurs pratiques de carry trade qui affaibliraient à elles seules artificiellement un franc par ailleurs fort et conservant son statut de valeur refuge. La nature des intervenants n'est pas en cause ici. Je pense qu'en réalité le franc est en train de se normaliser. Cela dit, c'est encore un peu tôt pour le dire et il faudrait observer le phénomène sur une durée plus longue pour tirer des conclusions définitives. Toujours est-il que cela ressemble de plus en plus à une situation où le marché estime que le franc ne serait plus vraiment très différent de l'euro et ne pourrait plus se permettre un différentiel de taux d'intérêt par rapport à ce dernier. Si la BNS décide que c'est la bonne explication, elle relèvera ses taux jusqu'à un niveau proche de celui de la zone euro. Mais comme la BNS répète qu'elle n'a pas d'objectif de taux de change, elle utilisera l'argument des pressions inflationnistes causées par la dépréciation du franc. Cet argument d'ailleurs bien réel lui fournira les raisons légitimes d'un resserrement monétaire.

vendredi 2 février 2007

Au secours du CHF...

Au premier janvier 2003, l’Euro cotait 1.45 face au franc suisse.
Au 1er février 2007, il cotait 1.62, soit une appréciation de 12% sur 4 ans et un plus haut atteint depuis 7 ans.

D’aucuns se sont empressés de prédire l’accélération de la poursuite d’une dépréciation du franc face à l’euro. Dépréciation qui serait synonyme de faiblesse.

Pourtant, les données économiques de la zone Euro n’ont pas à faire rougir une Suisse qui dégage des excédents commerciaux importants et dont les finances publiques demeurent relativement seines en comparaison de quelques Etats européens voraces dont les dettes publiques dépassent la valeur des richesses produites au cours d’un exercice.

En théorie, des échanges commerciaux excédentaires sont favorables à l’évolution de la monnaie domestique puisque celle-ci est davantage demandée dans le cadre de telles transactions.
En pratique, les transactions commerciales ne comptent que marginalement dans la détermination du cours de change, du fait des sommes échangées sur le marché des devises.

« En 2002, les transactions relatives à l’économie réelle n’occupent qu’une part infime du total des transactions. En effet du coté des transactions relatives aux biens et services (32Tera dollar - 1 tera dollar = 1'000 milliar de dollar -, le PIB mondial de l’année 2002), elles ne se montent qu’à un peu moins de 3% des paiements de la planète.
Du coté des transactions commerciales, elles s’élèvent à 2% des transactions qui se réalisent sur le marché des changes. Les transactions sur dérivés, de change et financières représentaient 1'123 Tera dollards en 2002 soit, 98% des transactions» Le nouveau mur de l’argent – Francois Morin, p.47- 48.

En Avril 2004, plus de 2'020 milliards étaient en moyenne journalièrement échangés sur le marché des changes. Aujourd’hui, c’est pas loin de 3'000 milliards.

Ces chiffres permettent de comprendre assez aisément que l’évolution actuelle du cours d'une monnaie peut rapidement dévier de sa valeur réelle.

En pratique toujours, on constate que les investisseurs empruntent dans les monnaies à bas prix et placent le capital dans les devises à rendements plus élevés.
Ainsi, le suiveur de marché a pu dernièrement constater l’appréciation du dollar face au yen – USD/JPY pour les praticiens -. Les taux servis sur le Yen tendant vers 0 alors que les bons du Trésor US rémunéraient aux alentours des 5%.

Pour la paire Euro/CHF, la dialectique précédemment énoncée peut expliquer la faiblesse du franc : avec un différentiel de taux voisin de 2%, les investisseurs préfèrent emprunter des francs suisses pour placer en euros plutôt que faire l'invese.
Au surplus, la dépréciation du franc coïncide avec la remontée des taux européens et ce, en contradiction avec la fameuse théorie de la parité des taux d’intérêt…enseignée à l’université tel un dogme martelé dans un cocus (mais pas tous!)...

mercredi 31 janvier 2007

Bloggeurs romands..

La rencontre des bloggeurs romands au café huissoud hier soir fut un succès en tous points.
A l’instar des excellents composants de la fondue servie, le savoureux mélange entre bloggeurs politique, scientifique, autres, lecteurs et journalistes pris naturellement.

Bravo et Merci à François et Renaud d'avoir organisé cette bloguesque rencontre qui, je le souhaite, marque le point de départ d’une longue série !

samedi 27 janvier 2007

Ségostratège

Sautant sur l’occasion d’un début de campagne calamiteux, les opposants politiques de Ségolène Royal, usent de commentaires acides et assassins laissant tour à tour entendre que « son niveau de lui permettrait pas de prétendre aux plus hautes responsabilités » ou, que « sous couvert d’une politique d’apparence, Ségolène Royal ne ferait que dissimuler sa difficulté à appréhender les grands dossiers »...

D’autres, des mêmes bancs, laissent à Ségolène Royal le bénéfice de l’existence d’une méthode de travail, d’une « stratégie du risque maximum, qui ferait l’impasse sur le premier tour ». En ce sens, Ségo ne doit pas être sous estimée...

Que l’on considère l’une des deux hypothèses ou qu’on les combine incompétence ou/et stratégie prêtant à caution -, les sondages sur l’issue du second tour donnent Sarko devant Ségo (52-48) depuis l’affaire Montebourg ou un peu avant.

Etonnamment, l’écart ne s’est pas significativement creusé malgré les récents errements diplomatiques de Ségo.

Aussi, le dévoilement réussi d’un programme présidentiel le 11 février prochain pourrait permettre à Ségo de rebondir dans les sondages. Les vagues provoquées à l’international pourraient s’atténuer, le vent pourrait tourner avec la proposition de solutions concrètes – Ségosphère aidant … ?...Fred, ta contribution est attendue sur ce point - en réponse aux problèmes des français.

Il est évident que mi-avril, les adversaires de Ségo rappelleront les français aux bons souvenirs de ses divers incidents de campagne. Incidents passés dont l’impact – minime à mon sens - sera fonction des conditions du moment.
Si l'on estime que les erreurs de Ségo sont de nature conjoncturelle - pas suffisamment significatives pour influencer le comportement des électeurs dans le temps -l'analogie suivante peut être faite avec le FOREX :

Un peu comme sur le FOREX où seules les informations de nature structurelle impactent durablement le cours des devises, les erreurs conjoncturelles de Ségolène ne semblent pas avoir permis à Sarko de prendre le large dans les sondages.

Si comme sur le FOREX, la multiplication de nouvelles conjoncturelles de même nature peut à terme engendrer une décision structurelle, il est désormais temps pour Ségo de mettre un terme aux erreurs conjoncturelles...

mardi 23 janvier 2007

en colère

Après près d’une année de procédure, constituée de visite, lettres et auditions, le verdict tombe…

« Au vu de tout ce qui précède, la Commission des céans ne peut qu’écarter les griefs portant sur l’attribution de la note contestée. En tant que ceux-ci portent sur la sévérité du barème employé par XX et YY, la CRUNI ne peut, au vu du pouvoir de cognition limité qui est le sien, discerner une quelquonque notation arbitraire, inique ou manifestement disproportionnée »

« Le cas d’espèce illustre que le recourant s’est, en grande partie, vu contraint d’engager la présente procédure en raison des nombreuses violations du droit d’être entendu – désormais réparées – et du manque de transparence patent dont s’est rendue responsable la faculté dans le maniement de sa demande légitime de clarifications.
Dans ces circonstances, la seule et unique raison pour laquelle l’intimée ne se verra pas imposer la prise en charge des frais de procédure tient au fait que la CRUNI se trouve dans l’impossibilité de lui appliquer l’art.33 RIOR par analogie. Vu la nature de la cause, aucun émolument ne sera donc perçu. »

… deux questions demeurent en suspens….

1) à quoi sert la CRUNI s’agissant de l’examen d’une note contestée ?

2) qu’adviendra t-il des violeurs du droit d’être entendu et des diffuseurs d’opacité ?

…un constat triste doit être fait …

La mauvaise foi n’a pas de limite et ne sera pas sanctionnée.

jeudi 18 janvier 2007

Montebourg bâillonné


Le politicien Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, se fit remarquer hier soir - une fois encore- sur le plateau de Michel Denisot en se transformant en mauvais comique puisque son auditoir ne ria point...



Après le tôlé provoqué par l'affaire des forfaits fiscaux, le porte-parole ne s'en pris ni plus ni moins qu'au compagnon de Ségolène :"Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon". Une forme d'ingérence conjugale pourrait-on avancer…

En tous les cas, ce douteux mélange des genres en période électorale ne fit pas bon ménage puisqu'il aiguisa les susceptibilités au point d'engendrer la suspension temporaire du porte-parole : Arnaud Montebourg «est suspendu de ses fonctions, il ne parlera plus en mon nom pendant un mois». Était-il finalement temps…? La sanction est-t-elle disproportionnée, raisonnablement proportionnée ou n'a-t-elle aucun sens ?

La mise à ban du porte-parole pour un égo écorché comparé à l'assourdissant silence de Ségolène Royal à l'égard de projections de blocus, laisse planer un manque de sérieux patent dans la préparation de cette guerre électorale.


Cela, sans parler de la demi-mesure consistant à n'éloigner le trublion que temporairement…Au coin!

"Je ne ridiculiserai plus François en public"
"Je ne ridiculiserai plus François en public"
"Je ne ridiculiserai plus François en public"

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