De la dette publique
La dette – 1
Depuis plus de 20 ans, on peut constater que les gouvernements des pays industrialisés creusent, pour des raisons qui leur sont propres ou indépendantes (on pourra y revenir), la dette publique que leurs administrés pourraient devoir rembourser un beau jour.
Depuis plus de 20 ans, on peut constater que les gouvernements des pays industrialisés creusent, pour des raisons qui leur sont propres ou indépendantes (on pourra y revenir), la dette publique que leurs administrés pourraient devoir rembourser un beau jour.
La théorie économique est partagée sur les effets d’un tel processus qui, pour les tenants de l’orthodoxie financière, n’est tout simplement pas tenable. Les interventionnistes justifient quant à eux les déficits publics – aliments de la dette - qui permettent d’atténuer les conséquences économiques et sociales induites par les cycles conjoncturels.
Pour les uns, la politique budgétaire est inefficace alors que pour les autres, elle est un outil de relance de l’activité économique.
Ces deux courants théoriques procurent autant d’arguments qui permettent aux politiques de légitimer leurs orientations budgétaires. Orientations budgétaires nationales bridées par un cadre européen - pour les adhérents du traité - qui imposent des contraintes en termes de déficit annuel et de dette notamment.
Déficits abyssaux, dette insoutenable, dérive des finances publiques…tant d’expressions qui réapparaissent lors des débats budgétaires pour redisparaître jusqu’à la divulguation des comptes.
Centaines de millions, dizaines, centaines, milliers de milliards… des grandeurs qui ne parlent plus et dont les conséquences futures demeurent une véritable interrogation à laquelle je tenterai d'apporter des éléments de réponses.
La dette -2
Les conséquences des dettes publiques sont de véritables interrogations auxquelles une réponse unique ne peut pas, à mon sens, raisonnablement être avancée.
Avant de venir sur les conséquences probables, énonçons quelques éléments non exhaustifs mais utiles à une compréhension minimale de ce que recoupe le concept de dette.
Une dette publique qui augmente, c’est un Etat qui dépense davantage que ce qu’il ne perçoit.
Afin de financer le surplus de dépenses que ses recettes ne lui permettent pas de combler, l’Etat emprunte sur les marchés financiers en payant un intérêt dont le coût dépend de plusieurs facteurs comme sa santé financière.
La santé financière de l’Etat peut faire l’objet d’un rating par un institut de notation, dont la qualité influera sur le coût de ses emprunts. (cet élément qui n’est à priori pas d’une importance cardinale, pourrait le devenir lorsque nous tenterons d’analyser les conséquences).
Les Etats dans une situation financière délicate payent des frais d’emprunts relativement élevés pour rémunérer les risques (si minimaux puissent-ils être, à vous de juger…) que prennent leurs prêteurs.
Un Etat est généralement considéré comme immortel et infaillible : il paierait toujours les intérêts liés aux emprunts contractés et rembourserait toujours le capital (en contractant de nouveaux emprunts dans bien des cas).
Le prêteur ne devrait théoriquement pas, avec l’Etat comme débiteur, se retrouver dans la situation d’un investisseur bluffé par un système de Ponzi.
En effet, l’Etat a la capacité – lorsque les éléments de droit le lui autorisent – de lever des impôts supplémentaires afin de renflouer ses caisses.
Aborder la problématique du niveau d’imposition optimal et toute la discussion politique qu’elle peut susciter serait la conséquence logique de l’affirmation précédente…
Les conséquences des dettes publiques sont de véritables interrogations auxquelles une réponse unique ne peut pas, à mon sens, raisonnablement être avancée.
Avant de venir sur les conséquences probables, énonçons quelques éléments non exhaustifs mais utiles à une compréhension minimale de ce que recoupe le concept de dette.
Une dette publique qui augmente, c’est un Etat qui dépense davantage que ce qu’il ne perçoit.
Afin de financer le surplus de dépenses que ses recettes ne lui permettent pas de combler, l’Etat emprunte sur les marchés financiers en payant un intérêt dont le coût dépend de plusieurs facteurs comme sa santé financière.
La santé financière de l’Etat peut faire l’objet d’un rating par un institut de notation, dont la qualité influera sur le coût de ses emprunts. (cet élément qui n’est à priori pas d’une importance cardinale, pourrait le devenir lorsque nous tenterons d’analyser les conséquences).
Les Etats dans une situation financière délicate payent des frais d’emprunts relativement élevés pour rémunérer les risques (si minimaux puissent-ils être, à vous de juger…) que prennent leurs prêteurs.
Un Etat est généralement considéré comme immortel et infaillible : il paierait toujours les intérêts liés aux emprunts contractés et rembourserait toujours le capital (en contractant de nouveaux emprunts dans bien des cas).
Le prêteur ne devrait théoriquement pas, avec l’Etat comme débiteur, se retrouver dans la situation d’un investisseur bluffé par un système de Ponzi.
En effet, l’Etat a la capacité – lorsque les éléments de droit le lui autorisent – de lever des impôts supplémentaires afin de renflouer ses caisses.
Aborder la problématique du niveau d’imposition optimal et toute la discussion politique qu’elle peut susciter serait la conséquence logique de l’affirmation précédente…
La dette – 3
Partons d’une hypothèse qui simplifie grandement la partie « conséquences » : l’Etat que l’on prend pour exemple a fixé un taux d’imposition optimal qui lui permet de maximiser ses rentrées fiscales. (top de la courbe de Laffer pour les connaisseurs).
Partons d’une hypothèse qui simplifie grandement la partie « conséquences » : l’Etat que l’on prend pour exemple a fixé un taux d’imposition optimal qui lui permet de maximiser ses rentrées fiscales. (top de la courbe de Laffer pour les connaisseurs).
En conséquence, une hausse ou une diminution du taux d’imposition engendre mécaniquement une baisse des rentrées fiscales qui péjore le résultat de l’Etat et accroit la dette (on part du principe que le résultat est toujours négatif ce qui est très souvent le cas en réalité) .
Cette situation tout à fait théorique est en réalité d’importance dans la mesure où la notation de la situation financière d’un Etat devrait prendre en compte cette donnée.
Cet aspect peut être illustré en prenant l’exemple de deux pays industrialisés A et B qui ont des situations financières proches avec une dette identique, mais des taux d’imposition divergents. Le pays A est à son taux d’imposition optimal alors que le pays B est en deçà.
Fondamentalement, le pays B pourrait modifier son taux d’imposition afin d’atteindre son taux optimal, ce qui lui permettrait de rembourser ou réguler l’augmentation de sa dette relativement au pays A.
Demeure la difficulté à appréhender ce taux d’imposition optimal qui, je l’admets, relève avant tout de la théorie.
Néanmoins, je souhaite retenir le principe suivant : le volume de la dette est une donnée importante qui doit impérativement être mise en relation avec la capacité du pays à accroitre ses rentrées fiscales.
La dette 4 -
Nous avons énoncé le principe du taux d'imposition optimal qui, une fois atteint ne permettrait plus à un Etat d'accroitre ses rentrées fiscales afin de réguler, diminuer ou stopper la croissance de sa dette publique.
Nous avons énoncé le principe du taux d'imposition optimal qui, une fois atteint ne permettrait plus à un Etat d'accroitre ses rentrées fiscales afin de réguler, diminuer ou stopper la croissance de sa dette publique.
Ici, nous partons donc de l'hypothèse - car il faut véritablement cadrer le sujet au moins dans un premier temps - que chaque Etat a trouvé son taux d'imposition optimal ...
On formule une seconde hypothèse : l'information financière fournie par les Etats permet aux instituts de notation de les évaluer annuellement et de les classer.
L'ensemble de ces Etats - qui sont par définition immortels - empruntent périodiquement des montants qui leur permettent de refinancer leur dette, financer leurs investissements même parfois leurs fonctionnements. Afin de financer leurs engagements, les Etats font généralement appel aux marchés financiers, précisément aux banques.
Dès lors, la question primordiale qui à mon sens se pose, est la suivante : Jusqu'à quel niveau les banques peuvent-elles financer les dettes des Etats ? Autrement dit : A partir de quel niveau de dette un Etat se trouve-t-il en situation de défaut de payement ?
Les éléments intervenant pour répondre à cette question sont sans aucun doutes multiples : ils dépendraient par exemple de la capacité de négociation et de conviction d'un gouvernement envers ses créanciers.
Un élément suceptible de s'appliquer à l'ensemble pourrait être l'état et l'évolution du marché monétaire : quelle est le stock de monnaie disponible dans les banques et quelle est la capacité de création monétaire ?
Je m'explique : si un Etat X avait aujourd'hui une dette 2, 10 ou x fois supérieure à sa dette actuelle, lui donnerait-on, à cet instant, la possibilité de se financer ?
Là est une question à mon sens primordiale à laquelle une réponse devrait être donnée si l'on veut raisonnablement parler des conséquences de l'endettement actuel des Etats.
Partons désormais de l'hypothèse que le stock de monnaie et la capacité de création monétaire venaient à se restreindre.
Dans ce cas, on peut supposer que les pays les moins bien évalués par les instituts de notation seraient globalement les premiers à payer le prix de la restriction monétaire pour se retrouver en situation de défaut de payement.
Pour avoir une véritable cohérence, la suite politique que doit être donnée à la problématique de la dette doit, à mon sens, s'appuyer sur des réponses - au moins partielle - aux questions posées précédemment.
La dette -5
Mahleur !
Lecinquième épisode de la dette nous plonge dans un univers si embrumé qu’il est, à mon sens, objectivement impossible de se positionner.
Mahleur !
Lecinquième épisode de la dette nous plonge dans un univers si embrumé qu’il est, à mon sens, objectivement impossible de se positionner.
En tous les cas, cela s’applique à l’ECOTONE qui ne dispose pas de toute l’information disponible et nécessaire pour se forger une opinion.
Je les vois arriver, ils vont me dire : Eh ! l’ECOTONE ! dans la vie réelle les décisions sont toujours prises sans connaissance de l’ensemble de l’information disponible.
Je l’admets… mais les décisions ne sont pas prises non plus avec un bandeau sur les yeux.
Si tel était le cas, j’aurai deux possibilités : soit j'accepte de ne plus voir, soit je ne peux m'en défaire car le nœud est trop serré.
Pour ce qui est de la dette, j’ai pour ambition de desserrer le nœud.
Je n’ai pas accès à l’information nécessaire : c’est un fait…mais je peux tenter de me l’approprier.
Dans cette attente, j’ai la possibilité de recourir à une solution qui aura le mérite d’éviter le blocage : poser des hypothèses sur l’information que je recherche et avancer.
Partons donc d'hypothèses et tentons d’en tirer les conséquences :
H : l’argent est si abondant sur les marchés financiers et les perspectives monétaires sont si optimistes que le pays industrialisé moyen aujourd’hui endetté pourrait, sur la base de son rythme d’endettement, continuer à emprunter les montants nécessaires à son fonctionnement pendant au moins 50 ans.
Dette 6 –
Revenons-en aux conséquences de cette dette sous l’hypothèse précédemment énoncée : les Etats peuvent continuer à vivre au dessus de leurs moyens sans subir d’ajustement avant très, très, longtemps.
De facto, les conséquences financières sont nulles pour l’Etat.
A court et moyen terme, les gouvernements n’ont tout simplement aucun intérêt à serrer la ceinture « Etat » : pourquoi et au nom de quel principe ajouter un paramètre de risque de nature à affaiblir ses chances électorales ? Aucune raison apparente. Selon un principe de rigueur financière ? Quel beau principe…
Ils savent que la dette, malgré son niveau nominal parfois abyssal, ne posera aucun problème de solvabilité.
L’Etat pourra refinancer sa dette – qui pour une banque est un placement très attrayant – pendant très longtemps.
Et si un beau jour, la dette devenait, dans ces pays, un véritable fardeau nécessitant ajustements prompts et profonds?
On pourrait envisager plusieurs solutions. Une qui me vient à l’esprit est celle de la destruction des dettes par l’inflation. Why not ?
De facto, les conséquences financières sont nulles pour l’Etat.
A court et moyen terme, les gouvernements n’ont tout simplement aucun intérêt à serrer la ceinture « Etat » : pourquoi et au nom de quel principe ajouter un paramètre de risque de nature à affaiblir ses chances électorales ? Aucune raison apparente. Selon un principe de rigueur financière ? Quel beau principe…
Ils savent que la dette, malgré son niveau nominal parfois abyssal, ne posera aucun problème de solvabilité.
L’Etat pourra refinancer sa dette – qui pour une banque est un placement très attrayant – pendant très longtemps.
Et si un beau jour, la dette devenait, dans ces pays, un véritable fardeau nécessitant ajustements prompts et profonds?
On pourrait envisager plusieurs solutions. Une qui me vient à l’esprit est celle de la destruction des dettes par l’inflation. Why not ?
La dette 7
Sous l’hypothèse du consentement de prêts infinis, la dette publique et sa croissance n’auront pas d’impact tant sur les finances étatiques que sur le bien être des administrés.
Sur le très, très long terme, on peut imaginer que sa charge devienne insoutenable si des événements de nature géopolitique ou économique ne soient tout simplement pas venus l’annuler ou réduire sa valeur réelle.
Dès l’instant où son existence et son évolution ne sont pas problématiques, pourquoi s’en inquiéterait-on ?
Pourquoi ?
Sous l’hypothèse du consentement de prêts infinis, la dette publique et sa croissance n’auront pas d’impact tant sur les finances étatiques que sur le bien être des administrés.
Sur le très, très long terme, on peut imaginer que sa charge devienne insoutenable si des événements de nature géopolitique ou économique ne soient tout simplement pas venus l’annuler ou réduire sa valeur réelle.
Dès l’instant où son existence et son évolution ne sont pas problématiques, pourquoi s’en inquiéterait-on ?
Pourquoi ?
Parce que les finances publiques sont la pierre angulaire du débat politique :
« on n’a plus les moyens, réduisons les dépenses !»… « notre Etat est suffisamment riche pour assister dignement les plus démunis ! »… « dépenssons pour relancer l’activité économique ! »… « on ne vend pas les bijoux de famille pour acheter du pain »…
Les finances publiques permettent de légitimer l’action politique parce que leur champ d’application est quasi infini : on peut tout dire. Le niveau de la dette n’est dans cette hypothèse qu’un prétexte.
La dette 8
Virage à 180º.
L’hypothèse de base change : les liquidités sur les marchés financiers se restreignent ; les banques sont dans l’obligation de sélectionner leurs débiteurs, le travail des instituts de notations prend tout son sens.
C’est bien le raisonnement employé par Philippe Jaffré et Philippe Riès dans leur livre « Le jour où la France a fait faillite » paru ces derniers jours.
Un ancien inspecteur des finances et un journaliste économique se projettent en juillet 2012, période au cours de laquelle les obligations de l’Etat français sont reléguées au rang de junk bonds : la dette qui s’élève à près de 200% du PIB est la conséquence directe de cette dégradation.
Imaginant l’évolution du cours des choses dès l’instant où l’institut de cotation communique la nouvelle notation au responsable du trésor, les auteurs abordent les conséquences de l’assèchement des liquidités auxquelles l’Etat français se trouve obligé de faire face.
Après plus de trente années de laisser-aller, le couperet tombe.
La dette 9
Dans « Le jour où la France a fait faillite », les mécanismes institutionnel et financier ainsi que les conséquences concrètes qui font suite au classement des titres d’Etat français par S&P au rang de junk bonds, sont remarquablement énoncés.
La « solidarité » financière internationale qui permet d’éviter une crise systémique dans l’absolu, n’épargne pas à l’Etat français l’obligation de mettre en place un plan de rigueur structurel sans précédant. Il paye ici les frais d’une situation budgétaire anormale qu’il maintient depuis plusieurs décennies.
Les conséquences économiques concrètes sont claires : récession et perte de pouvoir d’achat suite à la mise en place d’un plan de rigueur sans précédant. Il faut effectivement assainir les finances afin de pouvoir, denouveau, rembourser ses créanciers.
Si les conséquences de la perte de confiance des marchés dans la signature française semblent découler d’une logique incontestable, quelques doutes subsistent quant aux hypothèses utilisées amenant l’institut de notation à rabaisser l’Etat français.
Effectivement, les auteurs partent de l’hypothèse que les pays européens voisins ont réussi, entre 2005 et 2012, à assainir leurs finances publiques. Seul l’Etat français aurait choisit la facilité durant ces sept années.
On pourrait ici s’interroger sur la sagesse relative et respective des différents gouvernements et peuples européens…
A mon sens, cette hypothèse fondamentale fait preuve d’un optimisme bien trempé quant à la capacité de l’Etat français à se faire ramasser seul et avant tout le monde par la voiture balais. Certains rapports dette/PIB des autres pays européens sont aujourd’hui bien plus conséquents.
Je n’évoquerai pas ici les éléments politiques ayant très probablement présidé à la rédaction de ce bouquin.
Dans « Le jour où la France a fait faillite », les mécanismes institutionnel et financier ainsi que les conséquences concrètes qui font suite au classement des titres d’Etat français par S&P au rang de junk bonds, sont remarquablement énoncés.
La « solidarité » financière internationale qui permet d’éviter une crise systémique dans l’absolu, n’épargne pas à l’Etat français l’obligation de mettre en place un plan de rigueur structurel sans précédant. Il paye ici les frais d’une situation budgétaire anormale qu’il maintient depuis plusieurs décennies.
Les conséquences économiques concrètes sont claires : récession et perte de pouvoir d’achat suite à la mise en place d’un plan de rigueur sans précédant. Il faut effectivement assainir les finances afin de pouvoir, denouveau, rembourser ses créanciers.
Si les conséquences de la perte de confiance des marchés dans la signature française semblent découler d’une logique incontestable, quelques doutes subsistent quant aux hypothèses utilisées amenant l’institut de notation à rabaisser l’Etat français.
Effectivement, les auteurs partent de l’hypothèse que les pays européens voisins ont réussi, entre 2005 et 2012, à assainir leurs finances publiques. Seul l’Etat français aurait choisit la facilité durant ces sept années.
On pourrait ici s’interroger sur la sagesse relative et respective des différents gouvernements et peuples européens…
A mon sens, cette hypothèse fondamentale fait preuve d’un optimisme bien trempé quant à la capacité de l’Etat français à se faire ramasser seul et avant tout le monde par la voiture balais. Certains rapports dette/PIB des autres pays européens sont aujourd’hui bien plus conséquents.
Je n’évoquerai pas ici les éléments politiques ayant très probablement présidé à la rédaction de ce bouquin.
La dette 10
L’épilogue de ce fameux livre se projette quelques années après le coup de massue que la France ressent désormais pleinement.
La situation économique dramatique est synonyme de graves troubles sociaux qui favorisent l’ascension irrésistible d’extrêmes de tout bord.
Certains trouvent le moyen de s’engouffrer dans la brèche ouverte tant par les conditions politiques du moment que par les textes de la Vème République.
Dès lors, tout est envisageable.
Vous pouvez accéder au site internet du bouquin via à l’adresse suivante : http://www.lejourou.info/
L’épilogue de ce fameux livre se projette quelques années après le coup de massue que la France ressent désormais pleinement.
La situation économique dramatique est synonyme de graves troubles sociaux qui favorisent l’ascension irrésistible d’extrêmes de tout bord.
Certains trouvent le moyen de s’engouffrer dans la brèche ouverte tant par les conditions politiques du moment que par les textes de la Vème République.
Dès lors, tout est envisageable.
Vous pouvez accéder au site internet du bouquin via à l’adresse suivante : http://www.lejourou.info/
La dette 11 – Epilogue
Ce ne fut pas aisé de présenter en dix micro billets certains tenants et aboutissants d’une problématique portant sur des montants que l’on peut exprimer en « Téra francs, Téra euros, Téra dollars ».
Le « Téra » est une unité de mesure utilisée par le professeur français d’économie François Morin dans son livre « le nouveau mur de l’argent » qui examine les montants en jeux dans la finance internationale.
1 Téra euro = mille milliards d’euros = dette de la France hors engagements futurs liés aux payements des pensions des retraités de la fonction publique.
Ces montants dont la représentation m’est impossible – nous est impossible ?- s’expriment désormais dans une unité de mesure qui laisse présager un avenir incertain pour ces Etats endettés.
En deux phrases on pourrait résumer la problématique en deux points :
1) Soit les marchés financiers permettent aux Etats des pays industrialisés de se refinancer à vie.
2) Soit la perte de confiance de ces marchés dans les dits Etats engendrera de grandes difficultés de refinancement, voire des faillites.
Aujourd’hui, je demeure très sage et ne peux honnêtement pas me prononcer sur l’une de ces deux alternatives sans tomber dans le parti-pris.
Aussi, me pencher vers l’une ou l’autre dépend bien évidemment de chacune des situations qui sont toutes particulières.
Pourtant une chose est certaine : les gouvernements et les parlements de ces pays industrialisés seront, le cas échéant, les principaux responsables de faillites éventuelles.
Finallement, la problématique de la dette se résume plus simplement par ce point de bon sens :
Pourquoi vivre avec 10'000 issu du revenu de notre travail alors qu’il est possible de percevoir 11’000 et ne jamais devoir rembourser la différence de 1'000 ?
Personnellement, j’ai du mal à trouver des arguments valables.
Pourquoi ne pas saisir la possibilité de vivre avec 11'000 alors que le revenu issu de notre travail s’élève à 10'000 et que la différence de 1'000 n’aura pas à être remboursée ?...
Au pire, les engagements que je prends ne me concernent que très indirectement mais me procurent tellement…
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