Des élites...
Tirée du petit Larousse, l'élite représente "un petit groupe considéré comme ce qu'il y a de meilleur, de plus distingué", ou "se distingue par de grandes qualités".
En France, le terme "élite" est, à mon sens, parfois usurpé lorsque l'on qualifie les étudiants d'écoles d'ingénieurs ou de grandes écoles de commerce (Polytechnique, Mines, HEC, ESSEC, etc.). Ces étudiants qui passent préalablement par un processus de sélection avancée que l'on dénomme "prépa".
Après le BAC (maturité française pour simplifier), le système universitaire français offre diverses possibilités dont, entre autres, l'intégration de l'université ou de classes préparatoires.
"Les classes préparatoires aux grandes écoles préparent, en 2 ou 3 ans, les élèves aux concours d'entrée dans les grandes écoles et les écoles d'ingénieurs. Ces classes, situées dans les lycées, sont accessibles avec un baccalauréat ou un niveau équivalent, après acceptation du dossier par le chef d'établissement." (sources ministère de l'éducation nationale).
En France, le terme "élite" est, à mon sens, parfois usurpé lorsque l'on qualifie les étudiants d'écoles d'ingénieurs ou de grandes écoles de commerce (Polytechnique, Mines, HEC, ESSEC, etc.). Ces étudiants qui passent préalablement par un processus de sélection avancée que l'on dénomme "prépa".
Après le BAC (maturité française pour simplifier), le système universitaire français offre diverses possibilités dont, entre autres, l'intégration de l'université ou de classes préparatoires.
"Les classes préparatoires aux grandes écoles préparent, en 2 ou 3 ans, les élèves aux concours d'entrée dans les grandes écoles et les écoles d'ingénieurs. Ces classes, situées dans les lycées, sont accessibles avec un baccalauréat ou un niveau équivalent, après acceptation du dossier par le chef d'établissement." (sources ministère de l'éducation nationale).
Dès lors, la personne désireuse de continuer des études tertiaires a la possibilité de travailler relativement dur pendant 2 à 3 ans (classes préparatoires) ou de planifier quelques années plus light en termes de charges de travail (université).
Après 2 à 3 années de classes préparatoires, l'étudiant-élite survivant passera les épreuves qui lui permettront d'accéder aux grandes écoles.
Quant à l'étudiant-light, il continuera bien souvent dans la filière universitaire classique ou intègrera des écoles d'ingénieurs ou de commerce plus modestes (non considérées comme "grandes").
A priori, on pourrait être tenté de croire que ce système de classe pousse à la compétition et contribue à rendre le processus efficient et égalitaire : les meilleurs - ceux qui se sont donnés le plus de mal à l'ouvrage - rafleraient légitimement les premières places.
Soit.
Dans un monde - celui des bisousnours ou de certains économistes - dans lequel des conditions de concurrence quasi pure et parfaite existeraient entre étudiants, je serais tenté de suivre l'argument précédant.
Alex...Est-ce le cas ? La réponse est NON. Pourquoi ?
Parce que le système français reproduit ces "élites" : J'en veux par exemple pour preuve les statistiques relatives à l'X, école polytechnique française dans laquelle 30% de jeunes étaient issus de milieux populaires dans les années 50, ils étaient 9% en 1995; seul Alex connaît leur part aujourd'hui.
Les innombrables articles qui traitent de ce phénomène de reproduction sociale sont autant de preuves à l'appui d'une réalité irréfutable.
Dès l'instant où ces étudiants n'obtiennent pas uniquement ces places de par leurs compétences, peut-on continuer à parler d'élites ?
Intervient ici la définition du petit Larousse : si ces étudiants de grandes écoles sont considérés comme les meilleurs, ils sont des élites. Sont-ils les meilleurs ? Ils ont en tout état de cause des têtes bien pleines. Quid de têtes bien faites.
En tous les cas, ils trônent et en ce sens je rejoins Xav : ils sont des élites.
Dès lors, il m'apparaît relativement légitime d'entendre des voix s'insurger contre le sectarisme et l'arrogance dont font parfois preuve des étudiants de grandes écoles.
Cette attitude apparait encore plus injustifiée du fait qu'ils n'ont pas conquis cette place grâce à leurs compétences uniquement. Le milieu social étant par exemple un paramètre fondamental d'accession : certains "écartés naturels" peuvent alors la trouver saumâtre.
C'est également en ce sens qu'il est pour le moins curieux que de grandes entreprises originaires du Pays de l'égalité rémunèrent, définissent et cadrent la rémunération future de leurs collaborateurs en fonction de l'école de laquelle ils sortent.
Au niveau de ces grandes entreprises la tendance s'accélère également : moitié plus de dirigeants viennent aujourd'hui de ce type de cursus en comparaison des années 80 (dixit Xav).
Comme si beaucoup était illégitimement tracé à l'avance : l'ascenseur social français reste en bonne partie un mythe.
Ressource supplémentaire pour les sceptiques :

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