mardi 9 janvier 2007

Montebourg et Laffer


Nombreux sont les journalistes et bloggeurs genevois ayant réagi à la diatribe du porte-parole officiel de Ségolène Royal - Arnaud Montebourg - sur le système fiscal suisse : florilège...
Les bloggeurs
Pour RG « quand cela va mal chez soi, il vaut toujours mieux s'en prendre aux autres »http://www.renaudgautier.ch/
Pour PL, « tout ce qui est excessif est insignifiant »http://pello.romandie.com/
Dans la presse genevoise
Dans la Tribune «...les enquêtes réalisées auprès de personnes ou d'entreprises venues s'installer en Suisse montrent que c'est d'abord pour la qualité de vie, ensuite pour la sécurité. Les conditions fiscales - qui sont bien meilleures en Angleterre ou en Irlande - n'arrivent qu'en cinquième position.»

Dans le Temps « Selon Stéphane Tanner -directeur général du fisc -, les généreuses pratiques fiscales cantonales ne sont donc, en aucun cas, une spécialité étrangère à celles admises au sein de l'Union européenne (UE). Il replace aussi les forts taux d'imposition bruts en France et en Allemagne (respectivement 33% et 30%) dans le contexte d'autres règles nationales. «La France se situe, derrière l'Allemagne, au deuxième rang des pays européens qui subventionnent le plus fortement leurs entreprises.» Le haut fonctionnaire genevois réfute surtout l'accusation de marchandage avec le fisc proférée par Arnaud Montebourg. «Les taux fiscaux sur les bénéfices ne sont pas négociables. Ils sont fixés par la loi et ne sont jamais fractionnés. Par contre, l'entreprise veut savoir quelle part du bénéfice sera imposée. C'est entièrement différent.»

A la lecture de positions factuelles, on pourrait simplement résumer le fond de logorrhée Montebourg - si excellent orateur soit-il - en un aveu d'impuissance tant l'argumentaire déployé ne tient pas.
Aveu d'impuissance parce que l'absence de solutions hexagonale aux problèmes des français - dont l'un est la panne de croissance et par conséquent des caisses étatiques vides - pousse AM à expliquer cet état par des « comportements prédateur d'Etats comme la confédération helvétique ».

Le problème d'AM, c'est qu'il base son argumentation sur une utopie puisque la fiscalité varie d'un pays à l'autre... C'est un fait. Monter une dialectique sur la base d'un château de filtres usagés...c'est osé et fumeux...

Aussi, traiter la problématique de la fiscalité sans considérer la célèbre courbe de Laffer n'est pas sérieux. En effet, l'imposition optimale - le maximum de recettes fiscales qui rentre dans les caisses étatiques - n'est pas atteinte lorsque les taux tendent vers 100% !

A partir d'un certain niveau, le taux prélevé devient confiscatoire et provoque la fraude ou l'exil fiscal par exemple, phénomènes qui engendrent une diminution des recettes étatique. Johny ne pouvait donner plus raison à Laffer et plus tort à AM.

Au final, l'appel guerrier au blocus des frontières n'a aucun sens, si ce n'est celui de la démagogie...et encore...pas si sûr que la montgolfière Royale puisse émerger sans dégât de l'épai fog genevois.

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