Politique...
Les affaires internes au parti libéral genevois ont, avant l'été 2006, défrayé la chronique.
Le Président du parti libéral genevois alors fraichement élu aurait subit une campagne anonyme de dénigrement basée sur d'obscures griefs.
Le livre 109 jours signé du jeune ex-Président raconte l'histoire de son ascension - campagne électorale -, son arrivée au sommet - prise de la Présidence du parti - et sa chute - la démission de sa Présidence -.
Dans le souci de neutralité et de pragmatisme qui, vous le savez désormais, caractérise l'écotone, il ne s'agit pas ici d'ergoter sur de supposées responsabilités ou de prendre aléatoirement parti.
Il est question d'aller plus loin et, afin de mieux comprendre, faire un large bon arrière pour revenir... au « Prince » de Nicolas Machiavel. Précisément au chapitre IV « Pourquoi le royaume de Darius qu'Alexandre avait conquis, ne se révolta pas, après la mort d'Alexandre, contre ses successeurs »
Machiavel traite dans ce chapitre de la conquête du pouvoir et des deux différentes manières de gouverner des monarchies :
« Les monarchies sont gouvernées ou par un prince, et tous les autres sont des serviteurs qui comme ministres, par sa faveur et son agrément, l'aident à gouverner le royaume ; ou par un prince et par des barons, lesquels tiennent ce rang non par la faveur de leur maître, mais par l'antiquité de leur sang »
« Les Etats qui se gouvernent par un prince et des serviteurs voient leur prince jouir de plus d'autorité » (exemple de la monarchie Turc de l'époque)
« ...le roi de France est placé au milieu d'une foule de seigneurs de vieille souche, reconnus dans ce pays par leurs sujets, et aimés d'eux ; ils ont leurs prérogatives ; le roi ne peut les enlever sans se mettre en danger ».
Dans son livre, l'ex-président explique que prétendre présider le PLG à 28 ans est un risque.
On a supposé hier que par leur comportement, les investisseurs prenaient des risques inconsidérés s'agissant d'investissements boursiers. La cupidité pouvant être un facteur explicatif de tels comportements.
Rien n'interdit pourtant aux investisseurs d'envisager toutes mesures permettant de gérer et minimiser les risques qu'ils seraient amenés à prendre...
Le Président du parti libéral genevois alors fraichement élu aurait subit une campagne anonyme de dénigrement basée sur d'obscures griefs.
Le livre 109 jours signé du jeune ex-Président raconte l'histoire de son ascension - campagne électorale -, son arrivée au sommet - prise de la Présidence du parti - et sa chute - la démission de sa Présidence -.
Dans le souci de neutralité et de pragmatisme qui, vous le savez désormais, caractérise l'écotone, il ne s'agit pas ici d'ergoter sur de supposées responsabilités ou de prendre aléatoirement parti.
Il est question d'aller plus loin et, afin de mieux comprendre, faire un large bon arrière pour revenir... au « Prince » de Nicolas Machiavel. Précisément au chapitre IV « Pourquoi le royaume de Darius qu'Alexandre avait conquis, ne se révolta pas, après la mort d'Alexandre, contre ses successeurs »
Machiavel traite dans ce chapitre de la conquête du pouvoir et des deux différentes manières de gouverner des monarchies :
« Les monarchies sont gouvernées ou par un prince, et tous les autres sont des serviteurs qui comme ministres, par sa faveur et son agrément, l'aident à gouverner le royaume ; ou par un prince et par des barons, lesquels tiennent ce rang non par la faveur de leur maître, mais par l'antiquité de leur sang »
« Les Etats qui se gouvernent par un prince et des serviteurs voient leur prince jouir de plus d'autorité » (exemple de la monarchie Turc de l'époque)
« ...le roi de France est placé au milieu d'une foule de seigneurs de vieille souche, reconnus dans ce pays par leurs sujets, et aimés d'eux ; ils ont leurs prérogatives ; le roi ne peut les enlever sans se mettre en danger ».
Dans son livre, l'ex-président explique que prétendre présider le PLG à 28 ans est un risque.
On a supposé hier que par leur comportement, les investisseurs prenaient des risques inconsidérés s'agissant d'investissements boursiers. La cupidité pouvant être un facteur explicatif de tels comportements.
Rien n'interdit pourtant aux investisseurs d'envisager toutes mesures permettant de gérer et minimiser les risques qu'ils seraient amenés à prendre...
Tous les commentaires liés à l'article : 109 jours...
ecotone a posté :mardi 31 octobre 2006 - 08:34
Loin de moi vouloir créer la polémique.Je souhaitais simplement mettre en avant ceci :Par analogie à l'analyse technique où le marché évolue entre un top et un bottom (lorsqu'il approche l'une des deux extrémités il est souvent violamment rejetté vers son centre de gravité), il m'est apparu après la lecture de 109 jours qu'une des conditions de survie du Président était l'arbitrage entre les aspirations de la base et celles de la tête du parti. En ce sens, la référence au Prince de Machiavel me semble plutôt pertinente.
edouard.em.martin@gmail.com http://ecotone.blogspace.fr/
Le Comte a posté :mardi 31 octobre 2006 - 08:13
Je me permets une remarque sur l'une des citations de Machiavel dans votre billet.Si le Roi de France doit composer avec des seigneurs de vieilles souches, ceux-ci sont aimés de leurs sujets; or, je ne suis pas persuadé que les hiérarques du Parti libéral genevois soient aimés de leur base. La preuve: le score ridicule de Renaud Gautier face à Mark Muller lors de la désignation au Conseil d'Etat. Et le score faible de Horace Gautier (86 voix) contre moi-même (135 voix), le soir du 9 mars.Cette précision tend à rappeler que lorsque l'on cite, il faut toujours mettre en perspective et comparer ce qui doit l'être...
blaise.alexandre@gmail.com http://blaise-alexandre.blogspot.com/
ecotone a posté :lundi 30 octobre 2006 - 18:15
Si il n'exsite pas d'analyse technique permettant de prévoir le comportement d'une personne et si, le marché est composé de x personnes, alors peut-on prévoir son évolution ? Non à priori si cette première hypothèse est valable.Très précisément, la conclusion du billet 109 jours doit être appréhendée dans un sens inverse : la possible gestion des risques lorsque l'on évolue dans un marché que l'on connait..
edouard.em.martin@gmail.com http://ecotone.blogspace.fr/
Renaud a posté :lundi 30 octobre 2006 - 14:45
gérer et minimiser les risques ... Evidemment, évidemment. Je crains que, si cette proposition peut, très éventuellement être envisagée dans le cadre d'une gestion d'actifs ( par le biais de "l'approche théorique de bon sens "? ...), ou la majorité (mais pas la totalité) des alternatives peuvent être réduite a des fonctions prédictives; il n'en va pas du tout du même pour un capital ... humain !Il n'existe pas d'analyse technique permettant de prévoir l'évolution de quelqu'un fut-il jeune, dans un lieu de pouvoir ...
renaud.gautier@gautier.ch http://renaudgautier.ch/
ecotone a posté :mardi 31 octobre 2006 - 08:34
Loin de moi vouloir créer la polémique.Je souhaitais simplement mettre en avant ceci :Par analogie à l'analyse technique où le marché évolue entre un top et un bottom (lorsqu'il approche l'une des deux extrémités il est souvent violamment rejetté vers son centre de gravité), il m'est apparu après la lecture de 109 jours qu'une des conditions de survie du Président était l'arbitrage entre les aspirations de la base et celles de la tête du parti. En ce sens, la référence au Prince de Machiavel me semble plutôt pertinente.
edouard.em.martin@gmail.com http://ecotone.blogspace.fr/
Le Comte a posté :mardi 31 octobre 2006 - 08:13
Je me permets une remarque sur l'une des citations de Machiavel dans votre billet.Si le Roi de France doit composer avec des seigneurs de vieilles souches, ceux-ci sont aimés de leurs sujets; or, je ne suis pas persuadé que les hiérarques du Parti libéral genevois soient aimés de leur base. La preuve: le score ridicule de Renaud Gautier face à Mark Muller lors de la désignation au Conseil d'Etat. Et le score faible de Horace Gautier (86 voix) contre moi-même (135 voix), le soir du 9 mars.Cette précision tend à rappeler que lorsque l'on cite, il faut toujours mettre en perspective et comparer ce qui doit l'être...
blaise.alexandre@gmail.com http://blaise-alexandre.blogspot.com/
ecotone a posté :lundi 30 octobre 2006 - 18:15
Si il n'exsite pas d'analyse technique permettant de prévoir le comportement d'une personne et si, le marché est composé de x personnes, alors peut-on prévoir son évolution ? Non à priori si cette première hypothèse est valable.Très précisément, la conclusion du billet 109 jours doit être appréhendée dans un sens inverse : la possible gestion des risques lorsque l'on évolue dans un marché que l'on connait..
edouard.em.martin@gmail.com http://ecotone.blogspace.fr/
Renaud a posté :lundi 30 octobre 2006 - 14:45
gérer et minimiser les risques ... Evidemment, évidemment. Je crains que, si cette proposition peut, très éventuellement être envisagée dans le cadre d'une gestion d'actifs ( par le biais de "l'approche théorique de bon sens "? ...), ou la majorité (mais pas la totalité) des alternatives peuvent être réduite a des fonctions prédictives; il n'en va pas du tout du même pour un capital ... humain !Il n'existe pas d'analyse technique permettant de prévoir l'évolution de quelqu'un fut-il jeune, dans un lieu de pouvoir ...
renaud.gautier@gautier.ch http://renaudgautier.ch/

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