samedi 24 février 2007

Des sondages...




Dans un intéressant document, le site du figaro http://www.lefigaro.fr/medias/pdf/BaroTNSSofresUnilogv12.pdf produit des données relatives à la présidentielle 2007. Elles retracent notamment l'évolution des sondages relatifs aux intentions de vote du premier tour.
En p. 12 dudit document est présenté un tableau duquel sont tirées les données permettant la construction du graphique inséré ci-dessus.

Premièrement, ce document montre que les sondages relatifs à la présidentielle ont débuté relativement longtemps avant l’élection. Ce fait ne contredit donc pas l’impression selon laquelle les politiques seraient « constamment en campagne ».

Deuxièmement, et s’agissant de l’évolution des quatre principaux protagonistes, on constate que les deux favoris tendent à perdre des voix alors que les outsiders en regagnent à l’approche de l’élection.
Des éléments explicatifs généraux peuvent être avancés : la lassitude des français à voir les « deux mêmes - dixit Bayrou - » d’ores et déjà autoproclamés présents au second tour ou l’apparition progressive de Bayrou et Lepen dans les médias par exemple.
Quant aux éléments explicatifs propres aux candidats, on peut avancer la campagne particulière de Ségo ou encore la vague que semble porter Bayrou ces derniers temps. Quant à LePen, c’est historique : comme à l’accoutumée, il monte en puissance à l’approche du premier tour ; l’expérimenté sait identifier le moment « où il faut y aller ».

De l’analyse historique, pas très intéressant, soit.

Et après ? Que disent les sondages s’agissant des perspectives ?

Rien malheureusement…

Si le concept d’efficience des marchés enseigné aux universitaires en finances des marchés est transposable à la politique, alors toute l’information disponible et relative à la Présidentielle est intégrée aujourd’hui dans les sondages.

En clair : prédire un nouveau tassement des voix accordées à Ségo ou la transformation de la vague Bayrou en déferlante, relève de prédictions de fiabilité supérieure ou égale à celle d’E. Tessier…

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