mardi 6 février 2007

L'Irak et la dette américaine...


De prime à bord, la décision de Bush consistant à enfoncer le clou budgétaire Irakien semble relever de la ligne politique suivante : continuer dans la voie toute tracée de l’enlisement en tentant de donner l’impression inverse et en escomptant une improbable sortie honorable du bourbier irakien…

Donner un signe quant à un prochain retrait aurait probablement été analysé comme un aveu d’échec susceptible d’hypothéquer sérieusement des chances déjà bien minces quant à une prochaine victoire électorale du camp républicain.

Soit, c’est sans doute bien plus compliqué que cela…

Ce qui est un peu plus clair, c’est le coût ou plutôt l’augmentation des moyens qui risquent d’être accordés pour ledit conflit : « En cas de feu vert du Congrès, le budget autorisera 716,5 milliards de dollars de dépenses pour l'armée sur la deuxième partie de l'exercice 2007 et l'ensemble de l'exercice 2008, dont un tiers (235,1 milliards) pour financer les opérations militaires en Irak et en Afghanistan. Une demande de rallonge de 100 milliards de dollars pour la deuxième partie de l'exercice 2007, tandis que la partie 2008 intègre 5,6 milliards de dollars pour financer l'envoi prévu de 21.500 renforts en Irak » selon l’Express du 3 février.


S’agissant de la compensation financière, c’est les budgets de la santé et de l’éducation qui en pâtiraient. Les futures baisses d’impôts permettraient quant à elles de « relancer la machine » et d’accroitre les recettes fiscales, comme on dit dans les bouquins.

« Ma recette pour équilibrer le budget reflète les priorités de notre pays à ce moment de son histoire, à savoir protéger le territoire et lutter contre le terrorisme, préserver la vigueur de l'économie avec des impôts faibles et des dépenses toujours sous contrôle », a déclaré George Bush dans un communiqué.

Au fond, ce qui est intéressant, c’est le financement du déficit budgétaire américain et par prolongement le financement dudit déficit creusé par la guerre en Irak…

Qui finance les dépenses liée à la guerre en Irak, à l’envoi de troupes additionnelles, à la guerre contre le terrorisme… ??

Les Etats-Unis ? Oui, en partie…

Le graphique publié par le NYT en novembre 2006 montre que la dette publique américaine est aujourd’hui détenue pour moitié par les investisseurs étrangers (Japon, Chine, etc…).
L’article mentionne également qu'au premier semestre de 2006, les Américains n'ont acquis que 13% des nouveaux emprunts de leur gouvernement.

Juteux bons du Trésor !












2 commentaires:

Anonyme a dit…

,,

Anonyme a dit…

Que dire de plus...
Je vais transférer ton blog à Bellon, qui saura plus à même de débattre de tout ça.
La bise!(ainsi qu'à Christina)