mardi 27 mars 2007

le début de la fin ?

Le marché immobilier montre des signes de faiblesse outre-Atlantique comme en témoigne les divers indicateurs récemment communiqués : la diminution des ventes de maisons neuves, les grandes difficultés financières des sociétés spécialisées dans le crédit immobilier risqué, la baisse de confiance des consommateurs sont autant de facteurs actuellement troublant pour les marchés boursiers.

La récente intervention de l’ancien Président de la FED – bearish sur l’économie américaine – n’a pas été de nature à rassurer les marchés : bien au contraire, son style abscons laissa étrangement place à quelque chose d’un peu près compréhensible : la récession pourrait se pointer.
Retraité désormais mais toujours entendu par les marchés, Allan Greenspan a contribué à l’apparition de ce trou d’air que connaissent aujourd’hui les marchés…Avait-il pris des puts avant de communiquer ?... Ca pose finalement davantage de questions que ca n’en résout.

Pour en revenir à l’immobilier, une question se pose : les difficultés rencontrées aux USA vont-elles s’accentuer et, le cas échéant, se propager en Europe, en France précisément ?

Impossible à dire mais quelques éléments importants permettant de se forger une opinion :
- les stocks augmentent
- les prix stagnent, voire diminuent faiblement
- les conditions de financement offerts par les banques et autres intermédiaires risquent de rencontrer les limites des emprunteurs (couts élevés de l'allongement des crédits à 30-50 ans)
- augmentation constante des taux d’intérêts
- multiplication par plus de 2 des prix moyens de l’immobilier entre 1997 et 2006
- nombreux sont les plans de constructions étatiques qui arriveront très prochainement à terme
- pouvoir d'achat qui stagne, etc.

Pour plus d'infos, un blog fort bien documenté à ce sujet :

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Tout va dépendre de l'évolution de la masse monétaire; actuellement encore extrêmement élevée. A preuve, les banques qui bradent leur taux hypothécaire!

Edouard Martin a dit…

Oui c'est la pierre angulaire du système mais il y a un mais...

1)le marché immo dépend principalement de deux catégories d'acheteurs : les primo accédants et les investisseurs.

Pour les premiers, même avec des taux faibles qui se modèrent toutefois, les prix élevés peuvent constituer désormais un repoussoir puisqu'ils impliquent un allongement du crédit : allongement fort couteux qui évince une partie de cette catégorie d'acheteurs.

Pour les investisseurs : les prix élevés ne permettent plus des taux de rendement importants malgré la hausse des loyers. Si l'on ajoute le risque de baisse des prix après une envolée historique, ces investisseurs pourraient bien rester frileux.

2) Ce qui implique que ces investisseurs placent où les espérances de rendement sont plus élevés et où ils ne risquent pas cette baisse des prix.

Reste finalement à trouver le vecteur de placement moins risqué dans en ces temps brumeux.

Un peu de prospective me fait parier que les US ne se risqueront pas à diminuer siginificativement le taux directeur : le risque de sortie de capitaux étrangers (Réserves excédentaires japonnaise et chinoise placées dans les juteux bons du Trésor) étant à mon sens trop élevé.
Je vois mal ces investisseurs étrangers continuer à financer gratuitement le bourbier Irakien (les questions de morale pourraient alors apparaitre?...)

Je pense que l'accélérateur donnée dès 2001 par Grennspann à la création monétaire ne se répétera pas DE SITÔT.