dimanche 8 avril 2007

la fin des blog?

D’aucuns, à dessein, - bien souvent des journalistes … non non il n’y pas de conflit d’intérêt…– se plaisent à évoquer une fin programmée aux blogs.
Une toile qui finirait par se disloquer avec le passage du temps, avec l’atténuation de l’effet de mode.

Aujourd’hui, le nombre de blogs attendrait 72 millions, soit 64 millions de plus qu’en mars 2005 - http://www.latribune.fr/info/Le-nombre-de-blogs-a-presque-decuple-en-deux-ans-~-IDA5F4840ADBFC2348C12572B4002E87E2-$Db=Tribune/Articles.nsf - selon la Tribune.
La progression des mises en chantier commencerait à ralentir, comme pour l’immobilier US…

Un peu comme la bulle internet de 2000 où il était trendy de détenir un portefeuille d’actions high tech, il est aujourd’hui dans le trend de gérer un blog tant pour les majeurs que pour leurs cadets.
Pour ces derniers, il s’agirait plus d’un outil peu onéreux– moins que le SMS – permettant de communiquer au quotidien plutôt qu’un journal personnel portant sur une partie intime de leur vie ou sur un sujet leur tenant particulièrement à cœur.
Dans les faits, le blog offre une myriade de possibilités….mais jusqu’où parlera-t-on de blog ?

Lorsque la bulle internet a explosé, le marché américain des valeurs technologies a perdu plus de la moitié de sa valeur. Les espérances liées à ces valeurs hig tech n’avaient plus aucun lien avec ce que ces valeurs offraient et pourraient offrir dans la réalité.
Les sociétés solides financièrement avec de bonnes perspectives de croissance ont moins perdu que le marché. Quant aux sociétés surendettées, elles ont vu s’écrouler leurs cours qui étaient jusqu’alors maintenus par la croyance dans des perspectives de profits très optimistes, voire fantaisistes.

Le retour à la réalité a interrompu cet effet de mode (je me rappelle à l’époque avoir acheté au plus mauvais moment quelques actions du fournisseur internet « Liberty surf » à 70euros pièce…quelques mois plus tard, elles cotaient 20 euros, quelques années plus tard 3 euros).

Quel lien avec les blogs ?

Je vois un lien entre la croissance exponentielle des blogs et celle du marché des valeurs technologiques en 1999-2000 : le comportement moutonnier.
Ce comportement moutonnier qui, un jour ou un autre, est sanctionné par le marché en bourse, le sera également par la blogosphère s’agissant des blogs.

Dans le cas du marché des valeurs high tech, c’est des milliards de dollars qui se sont envolés.
S’agissant des blogs, se seront des millions de lecteurs et de blogs qui se volatiliseront avec la fin de l’effet de mode.

A l’instar du marché, la blogosphère fera son ménage : seuls les blogs « solides » survivront. Lorsque la blogosphère aura effectué ce tri, quelques journalistes auront du souci à se faire.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

La fin de votre blog,oui...

Je suis chargé de repertorier les blogs de qualité par un hebdomadaire national. Permettez moi de vous dire qu un ton aussi sentencieux pour exprimer ces quelques pensées bas de plafond témoigne d'un certain simplisme d'esprit et, plus grave, d'une prétention rendue comique par votre stupidité.

Et je pense qu'au contraire en ce qui vous concerne, "les journalistes" n'ont évidemment aucun souci à se faire (quelle drole d'idée!A quand remonte le dernier visiteur de votre blog?).

S'agissant donc du futur de votre blog: vous avez bien fait de persister mais, croyez moi, il est inutile d'insister.

Bien à vous

Anonyme a dit…

Le sujet des commentaires anonyme nauséabonds et outranciers a été traité à plusieurs reprises tant sur ce blog que sur d'autres.
C'est un problème sans fin et sans solution.

En effet, la toile n'est pas si différente de la vie de tous les jours : on retrouve dans les deux cas des anonymes frustrés.

Dans la vie de tous les jours, ils le restent -anonymes - puisqu'ils n'ont ni le courage, ni se respectent sufisamment pour s'exprimer.

Sur la toile, ils le restent également - anonymes - en s'exprimant - cette fois-ci - mais toujours sans courage ni respect. On peut dire qu'ils se soulagent.

J'espère en tous les cas que vous vous sentez mieux,

Edouard Martin