dimanche 12 août 2007

jeudis noirs


A l'occasion de chacunes des chutes ou corrections boursières, les mêmes communiqués et déclarations des divers acteurs des marchés semblent ressurgir. Comme si ces déclamations avaient d’ores et déjà été préparées et comme si l’histoire se répétait. Dans tous les cas, ce n’est pas à des débordements imaginatifs que l’on assiste.

« Dans plus de 95% des cas, les statistiques montrent que le CAC 40 ne baisse pas plus de X% sur y semaines. Il devrait donc corriger à la hausse» dixit un analyste de la maison financière Z qui, une semaine plus tard, voit sa « prévision » démentie par la réalité.

« Le marché action est un marché risqué, il faut le redire. C’est un marché sur lequel l’horizon de placement doit être d’au moins dix années afin d’absorber les secousses » dixit un autre analyste… Les mêmes qui recommandaient l’achat d’actions quelques semaines auparavant la crise « compte tenu de la tendance solide dans laquelle les marchés se trouvent actuellement » ?

Si, dans le fond, l’histoire ne se répète pas réellement en bourse -l'avant dernière crise boursière n’étant ni une crise de crédit, ni une crise de liquidité -, la communication autour de cette secousse – dirons les optimistes – ressemble furieusement à celle qui a pu être servie durant les périodes rouges.

« Pour le moment, la visibilité n’est pas totale mais la qualité des fondamentaux économiques devraient ramener les investisseurs à l’achat à court ou moyen terme » dixit l’économiste alpha … qui ne prend pas trop de risques…

Qui se risque réellement à un pari ? Ils sont bien connus : les petits porteurs qui ont fait la croissance des indices boursiers ces derniers mois…dans de faibles volumes… !


L'écotone se risque également à un pari pessimiste - même s'il ne porte rien depuis un moment - : crise de consommation aux USA sur fond de crise de l'immobilier = baisse du marché actions à moyen terme.
Bernanke n'aura pas la vision court terme de Greenspan qui a été de rendre l'argent temporaireemnt gratuit afin de relancer la machine. De toute manière, il n'en n'a pas les moyens : les taux élevés américains sont le prix à payer pour que les liquidités étrangères continuent à financer un tas de "projets" américains, comme les guerres par exemple.
Au final : période noire à venir pour les ménages américains qui ont été les moteurs de la croissance des USA et qui sont désormais les porteurs de la dette extérieure américaine. Leurs reins devront être suffisamment solides pour absorber la probable hausse du chômage. J'en doute.






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