mardi 9 janvier 2007

Les écologistes et...le Pen


Tout de vert vêtu, Serge Moatti recevait ce 12 novembre 2006 un panel représentatif d'écologistes dont deux candidates vertes à la présidence de la république française : Mesdames Voynet et Lepage. Autres seconds couteux politiques, représentants du monde écologiste et comique engagé garnissaient le plateau.


A l'instar de Bruce Willis et de ses pieds nickelés d'équipiers qui sauvent le monde dans Armagadon, les non initiés politiques auraient pu penser observer, en début d'émission, une assemblée plénipotentiaire au pouvoir de résoudre cette problématique écologique planétaire.
Singularité française... !?


Les espoirs des non initiés ont pu, comme à l'accoutumée, s'éroder avec l'avancement des échanges.
Très vite, le comique engagé introduisit quelques enjeux politiques à savoir le rassemblement des écologistes dans une candidature unique à la Présidence.

Vraisemblablement, Mesdames Lepage et Voynet s'étaient accordées sur la contradiction politique à apporter aux provocations dudit comique engagé : deux candidatures valent mieux qu'une puisqu'elles ont l'avantage de la diversité (qui ne rimait pas ce soir avec division).

Si deux candidatures écologistes valaient mieux qu'une, trois candidatures ne valaient pas mieux que deux... Nicolas Hulot - absent du plateau - dont on ne semblait pas encore connaitre les intentions politiques faisait plutôt figure d'épouvantail. Les sondages le plébiscitaient pourtant s'agissant du score qu'il ferait aujourd'hui à l'élection présidentielle.
Comme quoi, les intérêts des écolos étaient ce soir bien ailleurs. Soit.

Ensuite, me souviens-je de ce que d'aucuns avaient qualifié de séisme politique les résultats tombés un 21 avril 2002.
Me souviens-je également avoir rassuré - entre les deux tours - mes amis originaires d'Afrique du Nord quant à la nature d'un vote plutôt contestataire.
Plus jamais ca nous avaient-ils tous dit...

On ne pouvait qu'approuver la constitution de ce front démocratique populaire lors du second tour.
De: Charon le 2006-11-13 10:36:08

J'ai eu le plaisir de voir ce grand moment de la télévision. Ce qui m'impressionne c'est la capacité des membres du parti écologiste à mettre de côté les préoccupations "écolos" au détriment de la recherche du pouvoir.En somme, j'ai eu le sentiment que finalement peut importait qu'ils-elles soient de gauche ou de droite ou comique engagé pourvu qu'ils-elles puissent arriver au pouvoir. Et tant pis pour l'écologie.Il n'y a pas eu dans ce débat de proposition constructive, ni de présentation de programme d'action (ou tellement vague et ésotérique que l'on pensait voir de la science-fiction) de la part des "candidats". Non la seule chose que l'on a entendu c'est que la gauche ou la droite (suivant l'orientation partisanes des acteurs du débat) n'avait pas fait son travail et que finalement avec l'avènement de l'autre bord, toutes problématiques trouveraient "magiquement" une solution.Je ne suis pas certain qu'avec un programme politique de cette teneur, la cause de l'écologie va avancer et que l'on pourra convaincre le citoyen de la véracité de l'action écologique. Et puis je me suis demandé - au passage - si toutes ces personnes savaient comment c'était fait un légume, un fruit frais, voire même la campagne ou s'il n'en avait pas seulement vu dans un reportage dans le 13 heures de TF1 entre les dernières pitreries d'un candidat de droite et les billevesées d'une candidate de gauche.Ils sont pas encore au champ Elysées....

On ne pouvait que croire dans une volonté politique propre à ne pas refaire les mêmes erreurs. Volonté qui, dans le futur, transcenderait les intérêts particuliers.
Force est de constater que la multiplication des candidatures couplée aux intentions de vote dont Le Pen bénéficie (16-18%), laissent aujourd'hui présager un 21 avril 2007.
Mêmes conditions cadre... mêmes effets ?


Aucun commentaire: